Le Festival international du cinéma d’animation (FICAM) est de retour. Une 23e édition qui promet.
C’est parti avec une bonne semaine dédiée au cinéma d’animation, mais également au jeu vidéo. Les amateurs de ce genre de plus en plus en vogue, chez les jeunes et moins jeunes qui profitent ainsi d’une programmation hors pair. « Le FICAM est le fruit d’une belle collaboration entre l’Institut français du Maroc, la ville de Meknès et la Fondation Aïcha. C’est un partenariat intéressant qui a permis d’installer Meknès dans l’échiquier des plus grands festivals du monde, d’animer une ville, de construire un public et de faire revivre des espaces comme celui du cinéma Caméra », explique Mohamed Beyoud, co-fondateur du FICAM.
Le stop motion à l’honneur
Le FICAM, c’est aussi la projection des meilleurs films d’animation et la présence de personnalités. « Comme chaque année, il y a de grands noms de l’animation mondiale qui viennent pour montrer leurs films, mais aussi pour partager leurs savoir-faire avec la jeunesse du pays, sous la forme de master class. C’est le cas du Suisse Claude Barras qui présente son film en stop motion, Sauvages, à Meknès et dans d’autres villes du pays, dans le cadre de l’opération FICAM MAROC, en collaboration avec le réseau de l’Institut français », ajoute Mohamed Beyoud.
Les temps forts du FICAM dans sa version 2025 sont divers et variés. À commencer par la leçon inaugurale animée par le réalisateur et directeur artistique Cédric Babouche, sur les synergies créatives entre films d’animations et jeu vidéo, mais aussi, la projection en avant-première du film « Flow », lauréat d’un Oscar, avec la présence de son directeur de production, pour un échange avec le public. Le FICAM va également rendre hommage à deux réalisateurs africains, reconnus pour leur apport à l’animation dans sa version stop motion : le Congolais Jean-Michel Kibushi et le Tunisien Zouhaier Mahjoub.
Autre temps fort de cette édition du FICAM, la projection du film « Hola Frida », sur la vie de l’icône mexicaine Frida Kahlo, en présence de son réalisateur André Kadi. Enfin, le festival accueille pour la première fois, le World Cosplay Summit, un événement dédié à l’art du cosplay, avec un concours qualificatif pour la finale mondiale qui aura lieu au Japon. Master class, rencontres avec des professionnels, ateliers dédiés aux étudiants des grandes écoles de cinéma et de graphisme sont également au menu.
« Au-delà du festival, le FICAM a fait en sorte d’ouvrir un débat sur l’animation au Maroc. Depuis 2020, la commande publique sur l’animation existe avec la TVM et 2M qui les a introduits dans leur appel d’offres. La commande publique implique une production jeunesse marocaine qui leur ressemble et qui incarne les valeurs du pays. Mais, c’est également cette commande publique qui permet de développer des studios d’animation dans le pays et de créer des emplois », rappelle Mohamed Beyoud. Par ailleurs, et selon le co-fondateur du FICAM, le métier de réalisateur de film d’animation est désormais reconnu au Maroc notamment à travers les cartes professionnelles délivrées par le Centre cinématographique marocain (CCM). Parmi les belles retombées du FICAM : en 2024, le CCM a mis en place un pavillon Maroc dans le cadre du marché du film du Festival d’Annecy, le plus grand événement d’animation au monde.
Festival international du cinéma d’animation (FICAM) – du 16 au 24 mai à Meknès
Younès Baâmrani
