La CAN 2025 a confirmé la capacité du Maroc à organiser un événement sportif de grande ampleur, au croisement d’enjeux sportifs, économiques et d’image. Une édition qui s’inscrit
comme un test grandeur nature en perspective de la Coupe du monde 2030.
La Coupe d’Afrique des Nations 2025 (CAN 2025), organisée au Maroc, s’est imposée comme
un événement où se croisent enjeux sportifs, économiques, infrastructurels et de soft-power. Cette édition a servi de test grandeur nature de la capacité du Royaume à organiser des compétitions de grande envergure. Avec en ligne de mire : la Coupe du monde 2030, co-organisée avec l’Espagne et le Portugal. « À l’issue de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations, accueillie avec ferveur par le Royaume du Maroc, du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, tient à exprimer Ses remerciements à l’ensemble des composantes de la Nation qui ont admirablement contribué à la pleine réussite de cette magnifique manifestation », lit-on dans un communiqué du cabinet Royal daté du 23 janvier 2026. Et d’ajouter que « Sa Majesté le Roi tient particulièrement à féliciter tous les citoyens, à travers les différentes villes du Royaume, de l’effort fourni et à remercier chacun pour sa belle contribution à ce succès historique, reconnu et salué de par le monde. »
Un succès, en effet, sur le plan opérationnel. La CAN 2025 a montré une nation prête à accueillir un événement de masse. Une première dans l’histoire de la compétition : 9 stades et 6 villes. Une organisation faite dans les délais prévus, appuyée sur des investissements conséquents et une préparation millimétrée, mobilisant largement des compétences locales.
L’essentiel a fonctionné !
L’essentiel a fonctionné : les moyens de transport, les stades, les équipements, les dispositifs d’accueil et de sécurité. Mais la CAN 2025 n’a pas été qu’une réussite d’organisation. Elle a aussi produit des résultats économiques. La Confédération africaine de football évoque une hausse significative des revenus générés par la compétition, liée notamment à l’augmentation du nombre de sponsors, à la progression des droits de diffusion et à l’accès à de nouveaux marchés. Autant d’éléments qui montrent que la CAN change de dimension et s’installe progressivement dans un circuit économique plus large. Cette évolution se retrouve aussi dans la manière dont les marques investissent la compétition africaine. Réseaux sociaux, influenceurs, formats courts, coulisses : l’événement se raconte désormais en ligne autant qu’il se joue sur le terrain. Le tournoi du continent africain ne s’arrête plus au coup de sifflet final, il se prolonge sur les plateformes. Dans ce registre, des informations font état d’un projet de documentaire “behind the scenes” autour de cette compétition, dans une logique proche de ce que Netflix a développé ces dernières années autour du championnat du monde de Formule 1.
En clair, et au-delà des chiffres, cette CAN a aussi projeté l’image d’un pays perçu comme une locomotive régionale en matière d’infrastructures et de développement. « Le Royaume du Maroc est et restera un grand pays africain, fidèle à l’esprit de fraternité, de solidarité et de respect qu’il a toujours cultivé à l’égard de son Continent. Conformément à la Vision éclairée du
Souverain, le Maroc poursuivra son engagement déterminé et constant en faveur d’une Afrique unie et prospère, notamment par le partage mutuel de ses expériences, de son expertise et de son savoir-faire » a conclu le communiqué du cabinet Royal.
Rida Ançari
