Jazzablanca fait la part belle au jazz, dans sa définition la plus large, mais aussi au bon funk, afrofunk, soul, blues et même à de la pop. Retour sur ce rendez-vous musical casablancais.
Jazzablanca est revenu pour une seizième édition, le temps d’un week-end, du 22 au 24 juin, pour le plaisir des amoureux de la musique, avec une programmation diversifiée et des têtes d’affiche qui ne manqueront pas d’attirer des fans de Casablanca et d’ailleurs.
Let’s dance…
qui puisera certainement dans son dernier album, « A tribute to Led Zeppelin ». Un hommage à ce grand groupe britannique des années 1970, mais également une belle prestation d’interprétation qui dévoile la richesse de la voix rauque de la chanteuse américaine qui compte une dizaine d’albums studios.
La vedette de cette année est incontestablement Nile Rodgers et sa légendaire formation, Chic, qui se produira la soirée d’ouverture du 22 juin, à la scène Casa Anfa. Chic, c’est Nile Rodgers, mais aussi le bassiste Bernard Edwards, aujourd’hui décédé, qui ont marqué la musique de la fin des années 1970 et du début des années 1980, franchement funk et disco, avec des tubes planétaires comme « Le Freak », « Good times », « Dance, dance, dance » ou encore « I want your love ». Une franche invitation à danser !
Nile Rodgers est également un compositeur et producteur de talent qui a imprimé de sa griffe, la pop des années 1980 et 1990. Des morceaux comme « Like a Virgin » de Madonna, « I’m coming out » de Diana Ross, « Let’s dance » de David Bowie ont été modelés par Nile Rodgers qui a également produit les albums à succès de groupes tels que Duran Duran, INXS ou encore Sister Sledge. Sa dernière apparition remarquée remonte au mémorable (et dernier) album des Daft Punk, « Random Access Memories » avec son jeu de guitare inoubliable dans le hit « Get Lucky ».
Si Nile Rodgers est l’attraction numéro un de cette édition, Jazzablanca nous réserve aussi d’autres têtes d’affiche digne d’être mentionnées. Beth Hart tout d’abord, dans un registre blues, qui puisera certainement dans son dernier album, « A tribute to Led Zeppelin ». Un hommage à ce grand groupe britannique des années 1970, mais également une belle prestation d’interprétation qui dévoile la richesse de la voix rauque de la chanteuse américaine qui compte une dizaine d’albums studios sera sur scène le vendredi 23 juin.
Enfin, il y a Mika, le chanteur libano-britannique, connu pour ses tubes planétaires, « Grace Kelly », « Relax, Take iteasy»et«Lovetoday»,qui a, quant à lui clôturé cette édition de Jazzablanca. Du spectacle garanti avec ce « performer » à l’énergie inépuisable ! En plus de ces trois artistes incontournables, Jazzablanca propose une programmation diversifiée. La chanteuse et musicienne britannique d’origine gambienne Sona Jobarteh nous invite à découvrir, à travers cet instrument qu’est la kora, les musiques de l’Afrique de l’Ouest. Le producteur de jazz, claviériste, pianiste et DJ Kamaal Williams offre au public son jazz électronique et funk.
Gyedu-Blay Ambolley est une attraction à part. Ce multi-instrumentiste ghanéen de 76 ans, une des grandes figures de l’afro-jazz, a marqué la production musicale africaine de ces cinquante dernières années. Puis, il y a La Femme, un groupe de pop-rock-électro bien connu et respecté au-delà des frontières de la France. Jazzablanca, ce sont aussi des talents bien de chez nous qui auront droit autant à la scène principale (Mehdi Nasouli), qu’à la scène BMCI, à la place des Nations-Unies avec des concerts gratuits de formations comme Tarwa N-Tniri ou encore Jubantouja.
Hicham Houdaïfa
