Un nouveau parc industriel et logistique vient renforcer l’offre d’infrastructures dans la région de Casablanca-Settat. Baptisé LOGIPARC 2, le site a été inauguré mardi à Bouskoura par le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh. D’un coût supérieur à 200 millions de dirhams, ce projet s’étend sur 25.000 m² et vise à accompagner la montée en puissance du secteur logistique au Maroc.
La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs responsables territoriaux et institutionnels, dont le wali de la région Casablanca-Settat, Mohamed Mhidia, et le directeur de l’Agence marocaine de développement de la logistique, Ghassane El Machrafi. À cette occasion, le ministre a rappelé le rôle structurant de la logistique dans la compétitivité économique, dans un contexte marqué par les tensions sur les chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale.
Porté par Tijara Développement à travers sa filiale LOGIPARC, le projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à structurer un réseau intégré de zones logistiques. Celle-ci repose notamment sur le développement de corridors stratégiques, à l’image de l’axe Zenata–Nouaceur, appelé à relier les principaux pôles économiques de la métropole casablancaise.
Une offre pensée pour les besoins des opérateurs
Au-delà de son positionnement géographique, à proximité des grands axes routiers, du Aéroport Mohammed V et du Port de Casablanca, LOGIPARC 2 mise sur la flexibilité de son offre. Le parc propose 23 unités modulables, dont la superficie varie entre 920 et 2.200 m², destinées à accueillir des activités industrielles et logistiques.
Les installations ont été conçues selon des standards techniques adaptés aux exigences du secteur : hauteur des bâtiments, résistance des sols, équipements de chargement ou encore dispositifs de sécurité. L’objectif est de fournir des espaces immédiatement opérationnels, avec des services intégrés allant de la maintenance à la gestion des infrastructures communes.
Pour les porteurs du projet, l’ambition est également de répondre à une demande croissante en immobilier logistique, portée par l’essor du commerce, de l’industrie et des échanges internationaux. Le groupe prévoit d’ailleurs d’étendre ses capacités dans les prochaines années, avec un objectif de 75.000 m² de surfaces couvertes à terme.
Au-delà de ses caractéristiques techniques, le projet illustre une tendance de fond : la montée en puissance des plateformes logistiques comme levier d’attractivité territoriale. Reste que leur impact dépendra de leur intégration effective dans les chaînes de valeur et de leur capacité à générer de l’emploi durable, dans un secteur encore en phase de structuration au Maroc.
