Le gaming au Maroc

Interview de Brahim Amdouy

« Nous discutons avec les éditeurs pour rendre leurs jeux plus accessibles au Maroc »

Brahim Amdouy, Manager communication corporate et contenus chez Inwi

Pourquoi la marque Inwi s’est-elle positionnée sur le gaming ?

Dès son lancement, en 2009, Inwi a cherché à se distinguer sur le marché en proposant de nombreuses innovations à ses clients. Nous avons ainsi démocratisé l’accès à Internet et voulu proposer, dès lors, des jeux vidéo locaux de qualité à tous nos usagers. Cette volonté de l’opérateur global s’est traduite, entre autres, par le développement de jeux originaux sur mobile, tels que des jeux de cartes ou de voitures, où il était par exemple possible de faire des courses dans Casablanca. Cela nous a permis de toucher un public souvent jeune et de nous positionner durablement sur le gaming.

Comment votre démarche a-t-elle évolué vers l’e-sport ?

Quelques années plus tard, nous avons observé le développement d’une dynamique autour du e-sport et nous avons immédiatement voulu y prendre part en structurant notre démarche avec de grands évènements. Nos modems HDM étaient très réputés auprès des gamers et cela nous a permis de rapidement travailler avec cette communauté.

En 2017, nous avons ainsi lancé la « Inwi e-league » : une compétition régulière de e-sport sur les jeux les plus populaires au Maroc, organisée selon les meilleurs standards internationaux.
Cet évènement de grande envergure, et fédérateur des gamers, a contribué à développer l’écosystème, avec la structuration des équipes et l’émergence de nombreux spécialistes. De plus, la compétition a aussi permis de faire rayonner le Maroc sur la scène internationale et surtout de gagner en visibilité auprès des éditeurs de jeux, qui cherchaient justement à soutenir l’essor du e-sport dans le monde.

Justement, comment permettre aux joueurs marocains d’accéder au niveau international ?

Une fois la Inwi e-league bien installée, nous avons voulu faciliter l’accès des joueurs au niveau international. Ainsi, pour leur ouvrir les portes des grandes messes du gaming, nous avons décidé d’accueillir et d’organiser au Maroc des compétitions internationales.

Nous avons alors accompagné la création de l’ESWC (eSports World Convention) Africa en 2018, dans le cadre du Inwi Gaming Fest, pour laquelle les meilleurs joueurs de la Inwi e-league pouvaient se qualifier. Nous avons ainsi réussi à organiser trois éditions couronnées de succès.

Aujourd’hui, comment s’articule la stratégie de Inwi en matière de e-sport ?

En 2023, nous avons organisé la 6e édition de la Inwi e-league, portant sur les jeux Valorant, Free Fire et PUBG mobile, et nous préparons la prochaine. En ce qui concerne le festival, nous menons actuellement une réflexion pour la relance de cette grande manifestation du gaming. Ces dernières années, la pratique des jeux vidéo a fortement augmenté et nous voulons continuer à accompagner cette dynamique. En ce sens, nous travaillons main dans la main avec les éditeurs pour faciliter l’organisation des compétitions.

Les compétitions de e-sport étant souvent en ligne, une bonne connexion est indispensable : comment se traduit votre engagement en tant qu’opérateur de télécommunication ?

En tant qu’opérateur, nous faisons constamment évoluer nos produits et services. Le e-sport est ce qu’il y a de plus exigeant en termes de connectivité et nous sommes là pour offrir les meilleures conditions aux joueurs, afin de les rendre compétitifs sur la scène internationale notamment. Nous sommes là pour rendre la performance possible.

De même, nous sommes en étroite discussion avec les éditeurs pour rendre plus accessibles leurs jeux au Maroc. Le pays n’est pas forcément leur priorité, mais nous essayons de les convaincre d’intégrer notre catalogue. Ainsi, nous avons récemment intégré Free Fire, qui est un jeu très populaire. Cela permet notamment de faciliter le paiement, sans avoir à acheter des devises par exemple.

Propos recueillis par Thomas Brun

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