En décembre dernier, le Chef du Gouvernement Aziz Akhannouch a annoncé au Parlement le lancement des travaux de réalisation « de la tranche d’urgence destinée à raccorder le barrage El Manbaa situé sur le fleuve de Sebou au barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah situé sur le fleuve de Bouregreg », indique une dépêche de l’agence MAP. L’ouvrage devrait avoir un débit de 15 m3 par seconde, pour un coût estimé à 6 milliards de dirhams. Le projet, annoncé depuis quelques mois, vise en particulier à sécuriser l’approvisionnement en eau des villes de Casablanca et Rabat, alors que la sécheresse qui sévit depuis trois années a fait s’effondrer les niveaux de remplissage des barrages du Royaume. « Le bassin Sebou comprend le tiers des ressources en eau de surface du pays. Face à la rareté des ressources en eau due à l’impact des changements climatiques, les autorités compétentes ont jugé opportun de mener une étude de transfert des eaux superficielles disponibles dans le bassin hydraulique Sebou vers le bassin Bouregreg afin de sécuriser l’alimentation en eau potable des agglomérations de Rabat et Casablanca durant les périodes de sécheresse », a précisé de son côté la Régie Autonome de Distribution d’Eau et d’Électricité de Fès (Radeef), relayée par le site d’Aujourd’hui le Maroc en décembre dernier. « Toutefois, le bassin du Sebou concentre aussi et à lui seul presque la moitié des charges polluantes globales du pays avec le risque élevé de contamination de la qualité des eaux superficielles et souterraines du bassin », précise aussi la Radeef. Une étude visant une « dépollution oléicole » doit ainsi être mise en œuvre par la Radeef, détaille Aujourd’hui le Maroc, au sein de la préfecture de Fès et des provinces de Moulay Yacoub, Taounate et de Sefrou. Le site de Les Inspirations Éco indique, quant à lui, que cette étude coûtera 10,5 millions de dirhams.
