Le Maroc et l’Espagne ont tenu, le 4 décembre dernier à Madrid, leur XIIIᵉ réunion de haut niveau. Coprésidée par les deux Chefs du gouvernement Pedro Sánchez et Aziz Akhannouch, elle a abouti à la signature de quatorze accords de partenariat.
Ces accords concernent la coopération fiscale, la justice numérique, la production électronique des textes législatifs, la cartographie, l’enseignement du sport, la promotion de la langue arabe et de la culture marocaine, ainsi que l’agriculture, la pêche et la lutte contre la pêche illégale. Des volets sociaux et sociétaux viennent s’y ajouter, notamment la protection sociale, la lutte contre les discours de haine et la diplomatie féministe.
La réunion ouvre aussi de nouvelles perspectives économiques. Les deux gouvernements affirment leur intention de mobiliser les instruments financiers espagnols pour accompagner des projets prioritaires au Maroc : infrastructures, énergies renouvelables, gestion de l’eau, logistique et services publics. La création d’une haute commission de coopération industrielle doit donner un cadre structurant à cette dynamique.
L’énergie occupe également une place centrale dans ce partenariat, avec un accent sur les interconnexions, l’intégration des marchés et le développement de projets autour du solaire, de l’éolien et de l’hydrogène vert. Les transports, la logistique portuaire et le ferroviaire — notamment après la commande des 40 trains espagnols — figurent aussi parmi les axes de coopération renforcés.
Enfin, la déclaration met en avant le volet humain : coopération universitaire, mobilité étudiante, promotion des langues et valorisation du patrimoine. L’ensemble dessine un partenariat qui avance par étapes, soutenu par des engagements précis et une volonté commune de structurer le long terme.
