Impact du changement climatique : quelles solutions pour les entreprises?

Critères ESG : quel impact sur l’évaluation de la performance extrafinancière des entreprises ?

Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) deviennent un enjeu pour les entreprises marocaines, aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. Explications.

On parle de plus en plus de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et de leur impact sur la bonne réputation d’une entreprise. Les critères environnementaux, qui mesurent l’impact direct ou indirect de l’entreprise sur l’environnement, tiennent compte de facteurs tels que la consommation d’énergie, le traitement des déchets, l’impact sur la biodiversité ou encore le respect des engagements pris lors de l’Accord de Paris. Ensuite interviennent les critères sociaux, qui mesurent quant à eux l’impact direct ou indirect de l’entreprise sur ses salariés et l’ensemble de ses parties prenantes (fournisseurs, clients, sous-traitants, communautés locales) au regard de différents aspects tels que le droit du travail, le travail des enfants ou la dignité humaine. Enfin, les critères de gouvernance prennent en compte la façon dont l’entreprise est dirigée et s’intéressent donc aux bonnes pratiques de gouvernance, à la parité et à la diversité dans les différentes instances de l’entreprise, à la représentation des salariés, à la transparence dans les rémunérations, à la lutte contre la corruption, à la prise en compte du vote des actionnaires…

La réputation en jeu

Les enjeux ESG prennent de plus en plus d’importance dans l’analyse extrafinancière des entreprises et influent ainsi directement sur leur réputation. On constate ainsi que les entreprises marocaines s’engagent de plus en plus dans un cycle de transformation afin de se mettre en conformité avec ces critères.

Vis-à-vis de l’international, l’intégration des facteurs ESG est devenue un passage obligé, car une bonne partie des investisseurs étrangers évaluent systématiquement les risques et les opportunités ESG de leurs cibles avant l’acquisition. De plus, l’intégration des facteurs ESG dans la stratégie des investisseurs tels que les bailleurs de fonds, les institutions internationales et les fonds d’investissement qui s’intéressent au Maroc est quasiment automatique. Se plier à ces facteurs ESG devient dès lors un véritable enjeu d’attractivité, de compétitivité et donc de pérennité.

Pour générer un réel impact et des résultats durables, l’intégration de ces critères dans un processus durable de la part du secteur privé doit toutefois être accompagnée par le gouvernement et le secteur financier. D’autant plus que plusieurs études montrent, chiffres à l’appui, que l’investissement ESG permet d’obtenir des rendements similaires, voire supérieurs, par rapport aux investissements traditionnels.

Younes Baâmrani

Lire les articles du dossier

Articles à la une