Le projet de liaison électrique Maroc – Royaume-Uni, porté par Xlinks, a été interrompu pour des raisons administratives. Dans une lettre adressée le 14 mai dernier à l’Inspection de la planification, le groupe britannique a sollicité la suspension de sa demande DCO (Ordonnance de consentement pour le développement) et souligne la situation « en instance » de la demande de CFD (contrat pour différence) du projet. Le CFD est un mécanisme de subvention britannique destiné à encourager les investissements dans le domaine des énergies renouvelables. Cette situation, précise Xlinks, pourrait entraîner des révisions de la procédure.
Les motivations de cette demande pourraient être expliquées par ce que Sir Dave Lewis, le président de Xlinks, a qualifié, dans la presse anglaise, de « bureaucratie ministérielle et de tergiversations administratives qui pourraient compromettre un projet d’une grande importance ». Pour rappel, le projet de liaison électrique Maroc-Royaume Uni est doté d’un budget global de 24 milliards de livres sterling. Il vise à acheminer de l’électricité depuis Tan-Tan jusqu’au Royaume-Uni, à travers un câble hi-tech sous-marin long de 4 000 kilomètres. La fabrication de ce câble a été confiée à une entreprise installée en Écosse, employant environ 1 200 salariés. L’électricité devait, quant à elle, être d’origine éolienne et solaire, produite dans le cadre de la stratégie nationale relative aux énergies renouvelables.
Xlinks met surtout en avant le caractère innovant et écologique de ce projet qui devrait permettre, selon l’entreprise britannique, d’alimenter 9 millions de foyers et de réduire de 10% les émissions de gaz à effet de serre tout en diminuant les coûts et les factures d’énergie des ménages.
