La qualité de l’information financière s’impose comme un levier majeur du développement des marchés de capitaux. C’est le principal enseignement de la première édition du Symposium de l’information financière, organisée à Casablanca à l’initiative de Boursenews, qui a réuni régulateurs, institutions, entreprises cotées, experts et professionnels du secteur autour des enjeux de transparence, de gouvernance et de communication financière.
Les intervenants ont souligné le lien étroit entre une information fiable et la capacité des marchés à financer l’économie. Le directeur du Trésor et des Finances extérieures, Mohamed Tarik Bchir, a estimé qu’une communication financière de qualité contribue à renforcer la profondeur et l’efficience du marché des capitaux. Il a replacé cette réflexion dans un contexte qu’il qualifie de « momentum historique » pour le Maroc, marqué notamment par une croissance soutenue, une inflation maîtrisée, des réserves de change solides et une dynamique favorable des introductions en Bourse et des émissions de dette privée.
Même constat du côté de Bank Al-Maghrib. Pour Ilham Zainane, directrice adjointe de la supervision bancaire, la confiance des investisseurs repose sur une information financière fiable, pertinente et diffusée selon des standards reconnus. Dans un environnement marqué par l’internationalisation des flux financiers, les nouvelles technologies et l’émergence de risques inédits, la transparence demeure un facteur essentiel d’une allocation efficace des ressources.
Le président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, Brahim Benjelloun Touimi, a pour sa part rappelé les récentes évolutions de la place financière, notamment le lancement du marché à terme, la mise en service de la chambre de compensation et la modernisation des infrastructures de marché. Selon lui, la communication financière constitue désormais un véritable levier de compétitivité et de valorisation des entreprises, à condition de privilégier un dialogue régulier avec les investisseurs et une visibilité sur les perspectives de moyen terme.
Les enjeux de transparence concernent également le secteur des assurances et de la prévoyance. Le président de l’ACAPS, Abderrahim Chaffai, a mis en avant les réformes prudentielles engagées, dont l’adoption progressive d’un dispositif de solvabilité fondé sur les risques et l’intégration des normes IFRS. Les débats ont enfin porté sur l’impact des réseaux sociaux, de l’intelligence artificielle et des nouveaux canaux de diffusion de l’information financière sur la confiance et l’attractivité des marchés.
