Le 16 décembre dernier, le Conseil de Bank Al-Maghrib a tenu sa dernière réunion de l’année. Selon les projections de la banque centrale, l’inflation devrait atteindre 0,8 % sur l’ensemble de l’année 2025 et devrait s’établir à 1,3 % en 2026 puis à 1,9 % en 2027. En tenant compte de ses projections et du contexte économique, la banque centrale a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25 %.
En ce qui concerne ses précédentes décisions portant sur le taux directeur, Bank Al-Maghrib constate que la répercussion sur les taux débiteurs des crédits bancaires a été partielle : « la baisse des taux débiteurs assortissant les crédits bancaires au secteur non financier demeure partielle, le recul cumulé depuis le début de l’assouplissement monétaire en juin 2024 ressortant au troisième trimestre 2025 à 58 points de base (pb), contre 75 pb pour le taux directeur », selon le communiqué de la banque centrale.
Bank Al-Maghrib prévoit par ailleurs une croissance mondiale à 3,1 % pour 2025, puis à 2,7 % en 2026 et enfin à 3 % en 2027. Au Maroc, selon l’institution, la croissance devrait atteindre 5 % (portée par une bonne campagne agricole et une forte dynamique d’investissement) en 2025 avant de redescendre à 4,5 % au cours des deux prochaines années.
Selon la banque centrale, le déficit public (hors produit de cession des participations de l’État) devrait quant à lui passer de 3,9 % du PIB en 2024 à 3,6 % en 2025 puis à 3,4 % en 2026 et en 2027.
| Charte relative au financement et l’accompagnement des TPE Le 4 décembre dernier à Rabat, le Ministère de l’Économie et des Finances, le Ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des Politiques Publiques, Bank Al-Maghrib, Tamwilcom, Maroc PME, le Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM), la Fédération Nationale des Associations de Microcrédit (FNAM), la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) et la Fondation Marocaine pour l’Education Financière (FMEF) ont signé la Charte relative au financement et à l’accompagnement des TPE.Selon le communiqué de la banque centrale, ces dernières « représentent près de 94 % du tissu productif national et contribuent fortement à l’emploi, mais dont le potentiel économique demeure encore sous-exploité ». Cette charte vise notamment à « lever les entraves qui freinent leur développement et à favoriser une croissance plus inclusive et équilibrée sur l’ensemble du territoire national ». Elle inclut différentes mesures en matière de financement des TPE (avec le lancement de nouvelles offres de crédit et de garanties adaptées) et d’accompagnement (à travers des programmes de formation, de sensibilisation et d’appui technique). La charte prévoit également la mise à niveau des dispositifs de notation des crédits aux TPE pour mieux prendre en compte ses spécificités, ainsi que la mise en place d’un comité de suivi. |
