La saison estivale 2026 a confirmé le changement d’échelle du trafic aérien marocain, avec des niveaux de fréquentation historiques sur plusieurs aéroports du Royaume. Casablanca Mohammed V, en particulier, a franchi un nouveau seuil symbolique début août.
C’est Airports of Morocco, anciennement Office national des Aéroports (ONDA), qui l’annonce, le 1e septembre 2026, dans un communiqué : le premier week-end d’août a marqué l’un des temps forts de la saison à Casablanca Mohammed V, avec un pic de 46.439 passagers accueillis en 24 heures. Un chiffre qui, à lui seul, résume assez bien l’ampleur de la dynamique en cours.
Cette intensification ne se limite pas à la capitale économique. Marrakech-Menara a dépassé les 30.000 passagers sur une même journée, Tanger-Ibn Battouta en a enregistré 13.309, Agadir-Al Massira 11.973, et Rabat-Salé 9.226. Ce sont toutefois Dakhla et Tétouan qui affichent les progressions les plus marquées, avec des hausses respectives de 45,2 % et 36,14 % lors de leurs journées de pointe. Des taux qui traduisent une croissance particulièrement rapide sur des aéroports encore modestes en volume.
Une trajectoire jugée structurelle plutôt que conjoncturelle
Pour Airports of Morocco, ces pics de fréquentation ne relèvent pas d’un simple effet de saison. « Ces pics estivaux s’inscrivent dans une trajectoire de croissance désormais structurelle », indique l’organisme dans son communiqué. De fait, le réseau national avait déjà franchi en 2025 le cap des 36,3 millions de passagers, un niveau qui confirme la montée en puissance continue du trafic aérien marocain depuis plusieurs années.
Cette croissance s’inscrit dans un calendrier chargé pour les infrastructures du pays, à quelques années de la Coupe du monde 2030, coorganisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal. Le réseau aéroportuaire national est ainsi engagé dans un vaste chantier de modernisation censé, à terme, doubler sa capacité d’accueil. Un contexte qui donne un relief particulier à ces records estivaux, pensés autant comme un indicateur de la demande actuelle que comme un test grandeur nature avant les prochaines échéances.
Cette stratégie, baptisée « Aéroports 2030 », mise sur l’extension des capacités, la modernisation des infrastructures, la digitalisation des services et l’optimisation des parcours passagers. Selon Airports of Morocco, elle vise justement à préparer le réseau à absorber des volumes croissants sans dégrader la qualité de service.
Le communiqué souligne par ailleurs que cette performance ne repose pas uniquement sur les infrastructures. Airports of Morocco met en avant une mobilisation collective de l’ensemble de la chaîne aéroportuaire, associant la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), l’Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADII), la Gendarmerie Royale, ainsi que Royal Air Maroc.
« Airports of Morocco s’engage ainsi dans une transformation à la hauteur de cette nouvelle échelle du trafic, avec l’ambition de renforcer durablement les capacités du réseau, d’accélérer la connectivité aérienne et de faire de la performance aéroportuaire un facteur déterminant de l’attractivité internationale du Maroc », conclut le communiqué.
