COP31 : Pékin contre le protectionnisme vert

La Chine veut que la COP31, prévue en novembre à Antalya, en Turquie, se saisisse des barrières commerciales qui frappent ses technologies propres. Le message vise en creux les États-Unis et l’Union européenne, rapporte Reuters.

Le vice-ministre chinois de l’Écologie et de l’Environnement, Li Gao, a présenté le 21 octobre à Pékin les priorités de son pays pour le sommet. Il cite d’abord deux « anciens problèmes » : des pays développés qui réduisent trop peu leurs émissions et financent trop peu la transition. S’y ajoute selon lui un « nouveau problème » : l’unilatéralisme et le protectionnisme, qui fragilisent l’effort collectif. Dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, il souhaite que la conférence débatte de la libre circulation des technologies vertes. Pékin promet par ailleurs une « réponse ferme » à toute attaque. La Chine réclame aussi une feuille de route pour l’engagement pris à la COP29, en 2024, de mobiliser 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 en faveur des pays en développement. Interrogé sur la proposition turque d’un accord mondial sur l’électrification, Li Gao l’a jugée conforme à la politique chinoise, sans l’appuyer explicitement. Il a invité la présidence à rechercher le plus large consensus.

Une domination industrielle qui dérange

La Chine est de loin le premier producteur mondial de panneaux solaires, d’éoliennes, de batteries et de voitures électriques, indispensables à la décarbonation. Mais ces technologies sont de plus en plus perçues comme une menace par des pays soucieux de protéger leur industrie. Les États-Unis ont imposé de lourds droits de douane sur le solaire et les véhicules électriques chinois. L’Union européenne a fait de même pour l’automobile. Elle a aussi restreint l’usage de certains composants solaires, dont des onduleurs, et enquête pour concurrence déloyale sur le fabricant d’éoliennes Goldwind.

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