Cannabis légal : la transformation d’une économie

Cannabis légal : une filière prometteuse

Depuis 2021 et le lancement de la loi 13-21 relative aux usages licites du cannabis, Maroc est en train de mettre en place une filière pour le cannabis licite. Une opportunité économique pour revitaliser les régions cultivant traditionnellement la plante et un levier de développement pour des milliers de familles.

2021 : une année clé pour la filière légale du cannabis. Cultivée dans le Rif Central marocain pendant des siècles, cette plante a vu sa production s’étendre progressivement à d’autres provinces du Nord du pays qui, défavorisées pour la plupart. Dans les années 1970, la filière illégale du cannabis a connu un fort développement avec la transformation de la résine en haschich. En effet, auparavant, le cannabis servait exclusivement pour la consommation locale de kif. Les années suivantes, la production illégale de haschich et sa commercialisation à l’international se sont considérablement développées et ont fait vivre des dizaines de milliers de familles de cultivateurs, les bénéfices profitant principalement aux intermédiaires et trafiquants. En 2020, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime classait le Maroc comme le plus grand producteur mondial de cannabis.Pourtant, la législation marocaine a toujours interdit l’achat, la vente, la consommation et la culture du cannabis.

Un nouveau cadre législatif

Pierre angulaire de la nouvelle industrie du cannabis au Maroc, la loi 13-21 relative aux usages licites du cannabis établit un cadre réglementaire strict pour transformer une culture traditionnellement illicite et informelle en une filière économique légale et contrôlée. Adoptée en 2021 et entrée en vigueur en 2022, la loi 13-21 organise l’ensemble des usages licites du cannabis au Maroc. Elle vise notamment à mettre en place un écosystème complet et sécurisé, couvrant neuf activités distinctes : la culture et la production, la création de pépinières, la transformation, la commercialisation, le transport, l’importation des semences, l’exportation des semences, l’importation des produits finis et, enfin, l’exportation des produits finis. Ce cadre réglementaire régit l’ensemble de la chaîne de valeur, de la culture à la commercialisation,pour les usages médicaux, cosmétiques et industriels. Sur le plan économique, la loi a pour ambition de transformer une culture historiquement informelle en un moteur de croissance, créateur d’emplois et de revenus fiscaux.

Afin de garantir un contrôle strict et de cibler l’impact social, la loi prévoit en outre un périmètre restreint pour la culture du cannabis qui ne doit ainsi couvrir que trois provinces spécifiques : Al Hoceima, Chefchaouen et Taounate. Cette délimitation vise à mieux contrôler les cultures pour éviter les activités illégales ainsi qu’à attirer les investisseurs et à concentrer le développement économique sur une même zone pour un meilleur impact social. Plutôt que d’étendre les superficies, la stratégie de l’État vise avant tout à convertir les cultures illicites existantes. L’autorisation de cultiver le cannabis est expressément réservée aux agriculteurs qui exploitaient traditionnellement le cannabis. Ceux-ci ont, en contrepartie, l’obligation de se regrouper en coopératives. Cette mesure est jugée essentielle pour pallier la fragmentation des terres (plus de 80% des parcelles ont une superficie de moins d’un hectare), renforcer leur pouvoir de négociation face aux industriels et faciliter leur encadrement technique et réglementaire par l’État.

Autre exigence, les variétés cultivées et donc leurs semences doivent être inscrites au catalogue officiel. Le cannabis légal se distingue de l’illicite par le taux maximum autorisé de tétrahydrocannabinol (THC), principale substance psychoactive de la plante. La réglementation fixe ainsi un seuil à ne pas dépasser selon l’usage final du produit. Un taux de THC supérieur à 1% est exclusivement autorisé pour les filières médicale et pharmaceutique. En ce qui concerne l’usage industriel, comme le textile ou les matériaux de construction, ce taux doit rester inférieur à 1%. Enfin, les exigences sont encore plus strictes pour les produits de consommation directe : les compléments alimentaires ne doivent pas dépasser 0,3% de THC, tandis que la substance doit être indétectable dans les cosmétiques et les produits d’hygiène corporelle.

Transition de l’illicite vers le formel

Le 11 mars 2021 a ainsi marqué un tournant majeur pour le secteur avec l’adoption par le Gouvernement du projet de loi 13-21 autorisant un usage « médical, cosmétique et industriel » du cannabis à l’instar d’autres pays tels que les États-Unis ou les pays européens. Ce texte a été approuvé le 26 mai de la même année par la Chambre des représentants. L’objectif du texte étant de sortir une grande partie de la population du Nord de l’illégalité et de positionner le Maroc dans le marché mondial du cannabis légal. Par le biais de l’usage thérapeutique, le Royaume visait l’encadrement de la production, à travers « la conversion des cultures illicites destructrices de l’environnement en activités légales durables et génératrices de valeur et d’emplois ». Pour déployer cette stratégie, l’Exécutif a décidé de créer, le 14 juillet de la même année,l’ANRAC ou Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis. Une agence chargée de « développer un circuit agricole et industriel » et de contrôler toute la chaîne de production ». Les pouvoirs publics ont ainsi mis en place un arsenal juridique complet couvrant la chaîne de valeur dans sa globalité: la culture, la production, la fabrication, la transformation, la commercialisation, l’exportation du cannabis et l’importation de ses produits à des fins médicales, pharmaceutiques et industrielles.

Dans un entretien à l’agence MAP, à l’occasion de l’inauguration de la première unité de transformation du cannabis en septembre 2024 à Taounate, Mohamed El Guerrouj, Directeur général de l’ANRAC a déclaré : « La réglementation issue de la loi 13-21 vise à protéger les petits agriculteurs. Cette protection se manifeste principalement à deux niveaux.Premièrement, aucun nouvel agriculteur qui ne produisait pas de cannabis auparavant ne peut être éligible à solliciter une autorisation d’exercer l’activité de production du cannabis. (…) Deuxièmement, la loi interdit aux opérateurs et aux intermédiaires d’acheter directement la production de cannabis auprès des cultivateurs. Les opérateurs autorisés doivent obligatoirement acheter la production auprès des coopératives de production. Ceci renforce donc le pouvoir de négociation des petits agriculteurs à travers leur coopérative et permettra de leur éviter d’être exploités par des intermédiaires. » La loi exige en effet qu’une convention de vente soit conclue entre les coopératives et l’opérateur qui achète leur production afin de garantir un prix plancher aux agriculteurs.

La transition vers le formel passe également par l’abandon des poursuites pour les simples cultivateurs. À l’occasion de l’anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, le 20 août 2024, le Roi Mohammed VI a accordé sa grâce à 4831 personnes condamnées, poursuivies ou recherchées dans des affaires liées à la culture du cannabis. Dans une déclaration à la SNRT, le DG de l’ANRAC a indiqué que cette grâce est « un tournant et une étape décisive pour rompre avec les anciennes pratiques en éliminant les cultures illicites et en les remplaçant par une agriculture légale » et qu’elle « ouvre de nouveaux horizons économiques et d’investissement pour la population et les agriculteurs, ainsi que pour le secteur privé,qu’il soit national ou international, et qu’elle améliorera inévitablement les conditions de vie et les revenus, dans un cadre juridique et structuré ».

Une filière en construction

Afin de faciliter la transition des agriculteurs, mais aussi pour développer l’industrie de transformation avec l’entrée de nouveaux investisseurs, l’ANRAC a mis en place un protocole d’accompagnement au profit des différents acteurs de la filière (cultivateurs, coopératives, transformateurs…) en leur proposant notamment une assistance pour les démarches administratives, la mise à disposition de documentation technique ou encore des sessions de formation. L’objectif, selon l’agence, est de « leur permettre de s’aligner aux normes internationales, d’accéder au marché mondial et de commercialiser leurs produits avec une forte valeur ajoutée ».

Selon un communiqué de la MAP datant du 30 septembre dernier, 4003 autorisations ont été délivrées par l’ANRAC en 2025, soit une progression de 20% par rapport à 2024. Par ailleurs, 4751 hectares de cannabis (toutes variétés confondues) ont été semés en 2025 par 5493 agriculteurs regroupés en 366 coopératives (en 2024, 2647 agriculteurs regroupés en 185 coopératives avaient semé 2169 hectares). Toujours selon l’ANRAC, relayée par la MAP, la variété Beldia a été semée sur 4138 hectares (soit environ 87% de la superficie totale, le reste étant dédié aux variétés importées) par 4419 agriculteurs regroupés en 259 coopératives.

En ce qui concerne l’activité de transformation de cannabis, en septembre 2024, à Taounate, a eu lieu l’inauguration de la première usine. D’une superficie de 3000 m², elle inclut des pépinières ainsi que des unités industrielles modernes d’extraction. Représentant un investissement de 20 millions de dirhams, le projet a permis de créer 25 emplois permanents et 300 emplois saisonniers. Au total, en 2025, 5 usines, représentant une capacité totale de 568 tonnes, sont opérationnelles et 11 unités supplémentaires sont en cours de construction.

Contrôle et traçabilité

Outre la mission d’accompagnement, l’ANRAC assure le contrôle et la traçabilité de l’ensemble de la filière, depuis l’importation des semences à la culture en passant par la transformation et la distribution. En 2025, 165 opérateurs bénéficient ainsi de 235 autorisations délivrées par l’ANRAC, dont 127 pour l’activité de transformation. L’agence déclare par ailleurs avoir réalisé 5430 opérations de contrôle de conformité aux dispositions réglementaires en 2025 (dont 2801 pour la culture, 300 pour l’importation des semences, 642 pour la commercialisation, 59 pour l’exportation, 71 pour la transformation et 1557 pour le transport).

Cette année, 21 compléments alimentaires et 16 produits cosmétiques ont reçu une autorisation de l’Agence Marocaine du Médicament et des Produits de Santé (AMMPS) et 10 produits agroalimentaires bénéficient d’une autorisation auprès de l’Office National de Sécurité Sanitaire produits Alimentaire (ONSSA). Au total, ce sont 78 produits qui ont été enregistrés. Pour contrôler la production ou les semences (taux de THC, de CBD…) les opérateurs peuvent s’adresser aux sept laboratoires agréés par l’ANRAC dans les différentes régions du Maroc.

En ce qui concerne la traçabilité, selon l’article 45 de la loi n 13-21 relative aux usages licites du cannabis, chaque opérateur détenant une autorisation a l’obligation de tenir et de communiquer à l’ANRAC un registre consignant l’ensemble des mouvements et stocks de cannabis, de semences, de plants et de produits. Tout opérateur qui ne respecte pas les dispositions de la loi 13-21 s’expose non seulement au retrait de son autorisation, mais aussi aux sanctions pénales en vigueur (3 mois à 2 ans d’emprisonnement et 5000 à 100000 dirhams d’amende). En 2025, selon l’ANRAC, 111 autorisations ont été retirées pour non-respect de dispositions réglementaires, à la suite d’un contrôle.

Au niveau des normes internationales de qualité, l’organisme certificateur AFNOR avait annoncé en juillet 2024 avoir lancé les travaux de normalisation spécifique au chanvre. Un comité composé de fabricants et de distributeurs de produits à base de CBD avait ainsi été constitué avec pour objectif de « structurer la filière en standardisant les méthodes d’analyse et en adoptant une terminologie commune ».

Un marché international prometteur 

Ce passage de l’informel au formel est également motivé par le fort potentiel du marché légal mondial, qui est en plein essor que ce soit en Europe, aux États-Unis ou en Australie. En effet, selon le fonds d’investissement américain Insight Partners, « le marché mondial du cannabis à usage thérapeutique va dépasser 50 milliards de dollars d’ici 2028. » Le Maroc dispose dans ce registre de plusieurs atouts tels que sa proximité géographique du Vieux Continent ou encore son savoir-faire ancestral et son vivier d’agriculteurs spécialisés dans cette culture.

Afin de promouvoir l’offre légale marocaine de produits de cannabis à l’international, l’ANRAC assure une veille économique et organise des opérations de promotion et prospection ciblées à l’international au profit des importateurs marocains. Selon l’agence, en 2025, les opérateurs autorisés (qui ont été accompagnés dans ce cadre par l’ANRAC, l’ONSSA et l’Administration des Douanes et Impôts Indirects) ont exporté des produits vers la France, la Suisse, la République tchèque, le Luxembourg le Portugal, l’Australie et l’Afrique du Sud. L’ANRAC ne donne toutefois pas de précisions concernant le volume de ces exportations. Dans un article daté du 8 août 2024, le site d’information Le360 a relayé les informations d’une source autorisée indiquant qu’en 2023 « les opérateurs ont exporté 200 kilogrammes de résine de cannabis, à un taux de tétrahydrocannabinol (THC) inférieur à 1%, à un prix oscillant entre 1500 et 1800 euros le kilogramme. » Dans un communiqué daté du 10 avril 2025, la société CANNAFLEX a annoncé avoir réalisé « la première exportation marocaine du cannabis médical « Beldia » » vers « les laboratoires pharmaceutiques européens et africains », « après avoir obtenu l’ensemble des autorisations nécessaires de la part de l’Agence Marocaine de Médicaments et de Produits de santé (AMMPS) ; l’établissement autonome de contrôle et de coordinations des exportations (Morocco Foodex) » et « dans le respect total des procédures administratives et douanières et en coordination avec la Royal Air Maroc et ses partenaires internationaux » et avec l’accompagnement de l’ANRAC.

De nombreux usages, de la santé au BTP en passant par le textile 

Si les compléments alimentaires et les cosmétiques ont été les premiers produits à base de cannabis à être mis sur le marché, les autres usages se développent petit à petit. Dans le registre thérapeutique et médical, les procédés de validation avancent. Lors du dernier Congrès national de médecine interne, qui s’est tenu fin septembre dernier, les sociétés savantes marocaines de médecine interne et de gériatrie, en coordination avec le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) et l’ANRAC ont validé l’usage thérapeutique des produits dérivés du cannabis qui permet de soulager les patients souffrant de douleurs chroniques, d’anxiété, d’insomnie, d’anorexie ou encore de vomissements. D’autres domaines tels que la neurologie, la gastroentérologie ou la dermatologie devraient suivre avec un cadre médical rigoureux (diagnostic précis, protocoles de dosage normalisés, suivi médical rapproché, information des patients sur les bénéfices et les risques…). En décembre 2024, Pharma 5 annonçait dans un communiqué le lancement au premier semestre 2025 d’un médicament générique à base de cannabis pour le traitement des crises d’épilepsie, le laboratoire ayant obtenu l’autorisation de mise sur le marché en septembre 2024. Sothema a, pour sa part, annoncé avoir lancé le développement d’un premier médicament à base de cannabis « destiné au traitement de l’épilepsie pédiatrique résistante, avec une étude clinique prévue en partenariat avec le service de pédiatrie du CHU de Tanger » selon le rapport 2024 du laboratoire. D’après la même source, d’autres projets seraient à l’étude, notamment dans le domaine de la sclérose en plaques et des soins palliatifs. En juillet dernier, selon un article du journal Le Matin, Sothema a signé un mémorandum d’entente avec le Centre Mohammed VI de Recherche et d’Innovation (CM6RI) de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé visant, entre autres, à créer une unité de recherche conjointe en « drug design » « spécialisée dans la conception de médicaments assistée par intelligence artificielle et dans les phases de développement préclinique ».

En ce qui concerne les autres usages industriels, tels que le textile ou les matériaux de construction, la production n’a pas encore dépassé le stade expérimental. A partir de 2010, des expérimentations agronomiques ont été menées par la société Les Chanvrières Industrielles du Maroc (CIM) dans les régions du Gharb (Sidi Allal Tazi), de Sefrou (Annoeur), de Tadla (Afourer) et du Souss (Melk Shar). Les essais ont été réalisés dans le cadre d’une commission constituée en 2009, réunissant l’Institut National de Recherche Agronomique, la Gendarmerie Royale et les ministères de l’Agriculture, de l’Intérieur, de la Santé ainsi que du Commerce et de l’Industrie. L’objectif était notamment de vérifier que le taux de THC des plants cultivés pour l’usage industriel ne dépassait pas les limites légales en Europe. Dans l’attente de la réglementation légalisant la culture et l’usage industriel du cannabis, Les Chanvrières Industrielles du Maroc ont ensuite développé un matériau de construction aux propriétés isolantes, le béton de chanvre, à partir de chènevotte importée de Toulouse. Ce matériau a été utilisé par OCP pour la réalisation d’une vingtaine de villas de chercheurs à Benguerir. Aujourd’hui, bien que l’usage industriel du cannabis soit autorisé, il subsiste encore des freins pour le développement de certaines filières telles que le textile, la plasturgie ou la construction. Ces freins sont avant tout de nature économique, comme l’explique un opérateur du secteur: « La culture du chanvre industriel est mathématiquement impossible dans les régions autorisées, car, pour les agriculteurs, sa rentabilité est moindre comparativement à celle du CBD ou du cannabis ». Selon lui, à ces limites économiques s’ajoutent des contraintes agronomiques propres au Nord du pays: « les parcelles y sont souvent trop petites, morcelées et situées sur des terrains vallonnés, alors que le chanvre industriel nécessite des surfaces planes et continues, avec un minimum d’environ cinq hectares pour être cultivé de manière efficace ». Face à cette double problématique économique et topographique, la question de la rentabilité et de la viabilité de la culture du chanvre industriel dans ces régions du Nord se pose. « Dans ces territoires, les agriculteurs privilégient logiquement des cultures plus rémunératrices, et rien n’indique qu’ils puissent se tourner vers le chanvre industriel, malgré les efforts d’accompagnement possibles », constate notre opérateur. Il souligne par ailleurs que « Pourtant, les débouchés existent déjà, les industries sont en demande de matières premières alternatives, et les usages potentiels du chanvre sont multiples. Dans ces conditions, faut-il considérer que le chanvre industriel n’a pas d’avenir au Maroc, ou bien doit-on repenser son implantation? »

Et de conclure « si le Nord n’est pas adapté, ne serait-il pas envisageable de cultiver le chanvre industriel dans d’autres régions agricoles du pays, en dehors du cadre réglementaire du cannabis, et de le traiter comme n’importe quelle autre plante industrielle? Ce changement d’approche pourrait ouvrir la voie à une nouvelle réflexion sur le rôle que pourrait jouer le chanvre dans l’écosystème industriel marocain, à un moment où la demande en matériaux biosourcés et alternatives locales ne cesse de croître. » En France, la filière du chanvre industriel est en plein essor. Selon Terres Inovia, l’institut technique de la filière chanvre, et InterChanvre, en 2024, le pays était le premier producteur d’Europe et le 2e à l’échelle mondiale pour une superficie de 23600 hectares. D’après la même source, le secteur, qui comptait cette année-là 1550 agriculteurs et 300 salariés employés par 7 chanvrières (unités de transformation), a vu son chiffre d’affaires multiplié par 1,5 en trois ans. Selon le média « Paysans de la Loire », la filière chanvre aurait réalisé un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros en France en 2024. Des chiffres qui donnent un bel aperçu du potentiel de développement du chanvre industriel au Maroc.

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