Fintech : bientôt l’entrée de Revolut dans le marché marocain ?

La néobanque britannique Revolut a-t-elle le marché marocain dans le viseur ? Pour l’instant, rien n’est lancé : comme l’a rapporté le site d’information Médias24, il ne s’agit que d’une rencontre exploratoire tenue en juin avec Bank Al-Maghrib, sans dépôt de dossier formel. 

Pour piloter cette phase, Revolut a fait appel à un visage connu : Amine Berrada, ex-directeur régional d’Uber en Europe du Sud-Est. Officiellement présenté comme Directeur général des opérations au Maroc sur LinkedIn, il incarne la volonté de la néobanque d’entrer en terrain marocain avec un profil aguerri aux marchés émergents et à la croissance rapide.

Pourquoi le Maroc attire-t-il Revolut ?

Le Maroc coche plusieurs cases stratégiques. Sa diaspora, forte de plus de cinq millions de personnes, a envoyé près de 119 milliards de dirhams de transferts en 2024, un record. Autre atout : une population jeune, connectée et de plus en plus bancarisée. En 2024, 58 % des Marocains détenaient un compte. Enfin, la position du Royaume, à la croisée de l’Europe et de l’Afrique, en fait un hub naturel pour qui veut rayonner notamment dans le continent africain. 

Quels défis pour les nouveaux arrivés ? 

Mais entre l’intention et l’implantation, la route est longue. Bank Al-Maghrib reste très prudente sur l’octroi de nouvelles licences, surtout pour des acteurs étrangers. Le cadre réglementaire — convertibilité du dirham, lutte anti-blanchiment, conformité — impose des garde-fous solides. Toutefois, si le Maroc séduit Revolut, le terrain n’est pas vierge et la concurrence bien présente.

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