Le Maroc plaide pour une « économie bleue » africaine

Le 9 juin dernier, au sommet « L’Afrique pour l’Océan » qui s’est tenu à Nice, la Princesse Lalla Hasnaa, Présidente de la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, a représenté le Roi Mohammed VI. Cet événement était organisé en marge de la 3e Conférence des Nations Unies sur l’Océan, en présence du Président français Emmanuel Macron.

À cette occasion, la Princesse a lu le message royal aux participants, dans lequel le Souverain a notamment rappelé : « Si les mers et les océans africains sont riches, ils sont également vulnérables. Stratégiques, mais sous-optimisés. Prometteurs, mais encore peu protégés. Ce paradoxe nous oblige à passer d’une logique de potentialité à une logique d’appropriation. L’environnement est un pilier majeur de la gouvernance océanique, mais il n’en est pas l’unique facette. L’océan, c’est notre souveraineté alimentaire, notre résilience climatique, notre sécurité énergétique et notre cohésion territoriale. Il renvoie à ce que nous sommes, à ce que nous consommons, à ce que nous exploitons et par conséquent, à ce que nous léguerons. Â». 

Le plaidoyer du Maroc s’articule autour de trois axes structurants : une croissance bleue, considérée comme « une nécessité stratégique Â» et non « un luxe écologique Â» ; une coopération Sud-Sud renforcée et une intégration régionale des espaces océaniques et, enfin, une effectivité maritime par les synergies atlantiques, notamment via l’Initiative des États Africains Atlantiques et le projet de Gazoduc Africain Atlantique.

Dans sa lettre, le Souverain a rappelé l’engagement du Maroc, « fort de ses 3 500 kilomètres de côtes et de 1,2 million de kilomètres carrés d’espaces maritimes Â», à faire de l’océan « un espace de paix, de stabilité et de développement Â», en phase avec sa stratégie nationale portuaire et énergétique.

Crédits photos : MAP

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