Marché de la seconde main au Maroc – Un mode de consommation dans l’air du temps

« La seconde main peut devenir un mode de consommation généralisé au Maroc »

Nebta est la première marketplace transactionnelle d’achat et de vente d’articles de seconde main au Maroc. Créée par Zineb Ammor et Ghita Khaoulani, la plateforme digitale ambitionne de révolutionner le marché de la seconde main. Interview de ses deux fondatrices.

Comment vous est parvenue l’idée de lancer Nebta ?

Zineb Ammor : L’idée de Nebta a germé dans nos esprits lors d’un déjeuner de famille. Nous avons fait le constat qu’au Maroc l’offre en ligne de seconde main était éclatée sur les réseaux sociaux entre différentes pages spécialisées par ville et par type d’articles. Il manquait donc un réceptacle unique regroupant une offre plus large d’articles pour la maison et la famille. 

Sur ces mêmes pages, la transaction peut parfois être fastidieuse : échange de coordonnées avec des inconnus, réservation d’article sans engagement d’achat, problème de sécurité de paiement… C’est ainsi qu’est née Nebta avec une proposition de valeur forte : se positionner en tiers de confiance pour faciliter et sécuriser la transaction tout en proposant une offre de seconde main large et qualitative.

Quel potentiel représente le business de la seconde main au Maroc ?

Ghita Khaoulani : Nos maisons regorgent d’objets que nous n’utilisons pas. Environ 1 objet sur 5 est inutilisé, que ce soit dans nos dressings, dans les placards de la cuisine, dans les coffres à jouets de nos enfants ou nos bibliothèques. 

Il suffit de voir l’intérêt que peut avoir la seconde main pour les différents profils de consommateurs marocains pour comprendre que la seconde main peut devenir un mode de consommation généralisé au Maroc. En effet, la seconde main peut intéresser la jeune adolescente ou l’étudiante qui souhaite changer régulièrement de look à petits prix, le jeune cadre fraîchement diplômé en quête d’une nouvelle garde-robe pour démarrer sa vie professionnelle, le futur parent qui souhaite préparer l’arrivée de son bébé avec des articles de puériculture toujours plus chers sur le marché du neuf, la fashionista qui cherche des pièces de luxe qui lui seraient inaccessibles en magasin, et, globalement, toute une jeune génération sensible au sujet de l’écoresponsabilité et de l’impact de sa consommation sur la planète. 

Quel regard portez-vous sur la multiplication des plateformes telles que Nebta sur le web marocain ?

Zineb Ammor : Pour nous, elles sont la preuve que la seconde main intéresse de plus en plus les Marocains ! De plus, toutes ces initiatives participent à démocratiser la seconde main et à dynamiser ce marché. C’est tout ce qu’on souhaite chez Nebta ! Notre rêve est que la seconde main devienne dans les prochaines années le premier mode de consommation des Marocains.

Quels sont les projets de Nebta ?

Ghita Khaoulani : Nos perspectives de développement, c’est de consolider le marché marocain, renforcer notre équipe et, plus tard, d’envisager, pourquoi pas, une expansion au-delà de nos frontières.

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