Très attendu, le programme des aides sociales directes a été présenté devant le parlement le 23 octobre dernier par le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch. Le versement des premières aides est annoncé pour décembre 2023. Pour financer ce projet royal, une enveloppe budgétaire globale de 25 milliards de dirhams est prévue.
En 2026, elle devrait atteindre 29 milliards de dirhams. Destinée aux familles marocaines non couvertes par le régime de sécurité sociale, l’aide directe concerne 60 % des foyers marocains en situation de précarité et de pauvreté.
Ce programme est structuré autour de trois dispositifs qui visent les familles avec ou sans enfants, les nouveau-nés et les veuves avec enfants. Pour les foyers avec enfants, l’aide mensuelle est prévue pour chaque mineur (de moins de 21 ans). Les familles sans enfants recevront quant à elles une aide mensuelle de 500 dirhams. L’État va également accorder une prime de 2000 dirhams à la première naissance et 1000 dirhams pour la seconde naissance.
Pour disposer de l’aide directe, les bénéficiaires devront être inscrits au Registre national de la population et au Registre social unifié (RSU). L’éligibilité de chaque foyer à l’aide directe sera définie grâce au calcul d’un « score RSU ».
Selon le chef du gouvernement, le programme sera financé par les ressources de l’État, les recettes fiscales de la solidarité sociale, l’excédent de la caisse de l’entraide sociale, une partie du résultat de la réforme de la caisse de compensation et, enfin, les recettes de la contribution libératoire au titre des avoirs et biens à l’étranger.
