Un Forum de Davos sur fond d’aléas écologiques et économiques

Le Forum Économique Mondial s’est tenu dans la très chic station de Davos en Suisse, du 16 au 20 janvier. Dirigeants politiques, économiques, d’institutions internationales… s’y sont retrouvés, alors que de nombreuses incertitudes pèsent sur les perspectives de l’économie mondiale. Inflation record, fort ralentissement de la croissance des États-Unis, de l’Union européenne ou encore de la Chine… les prévisions sont relativement pessimistes, même si le choc pourrait être moins rude que prévu. Kristalina Georgieva, la Directrice Générale du Fonds Monétaire International (FMI) a ainsi fait remarquer que l’inflation commençait à ralentir et que les perspectives pour l’économie mondiale « sont moins mauvaises que ce que l’on pouvait craindre il y a quelques mois », rapporte l’agence AP. De son côté, la Présidente de la Banque Centrale Européenne (BCE), Christine Lagarde, a relevé que l’on attendait un rebond de la croissance en Chine. « Ce n’est pas une année magnifique, mais elle est bien meilleure que ce que nous pouvions craindre », a-t-elle aussi estimé.

Ces dernières années, le Forum a été critiqué par certains qui le considèrent comme un club fermé de super-riches. En marge de l’événement, l’ONG Oxfam a publié un rapport qui montre que les 1 % les plus riches ont capté 63 % des richesses produites depuis 2020, « soit près de deux fois plus que les 99 % les plus pauvres de la population mondiale ». L’organisation appelle à une augmentation des impôts sur les ultra-riches. Le Forum a également été marqué par les interventions de militants du climat. La célèbre militante ougandaise Vanessa Nakate a notamment accusé, pendant une table ronde, les leaders présents de « jouer avec le futur » des peuples, selon AP. Avec la militante suédoise Greta Thunberg, elle a aussi organisé une petite manifestation vendredi. Des dirigeants politiques américains et européens ont de leur côté mis l’accent pendant le forum sur les politiques mises en place pour verdir leurs économies, et notamment leurs industries. Le Chef du Gouvernement Aziz Akhannouch était lui également présent, accompagné de plusieurs ministres. L’agence MAP indique dans une dépêche qu’il a mis en avant « l’édification d’un État social » au Maroc, évoquant en particulier la généralisation de la protection sociale et les politiques de santé et d’éducation.

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