La Banque mondiale a approuvé un prêt de 300 millions de dollars au Maroc en vue d’accélérer l’innovation et la transformation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Dans un communiqué publié le 14 décembre dernier, l’institution précise que ce prêt est « destiné à appuyer le gouvernement marocain dans la mise en œuvre de son ambitieux Plan national d’accélération de la transformation de l’écosystème de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation. Le programme permettra de faire avancer une série d’approches innovantes et transformatrices en vue d’accroître l’impact de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, au profit des Marocains, aujourd’hui et dans le futur. »
Selon ce même communiqué, Jesko Hentschel, Directeur pays pour le Maghreb et Malte à la Banque mondiale a déclaré à cette occasion : « Le nouveau modèle de développement du Maroc souligne l’importance d’investir dans l’enseignement supérieur et la recherche pour que le pays parvienne à une croissance durable à faible émission de carbone, et à la création d’emplois, a affirmé. Ce programme vise à améliorer à la fois la pertinence et la qualité du système d’enseignement supérieur public au Maroc. Il bénéficiera aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs des universités publiques du pays. »
Le Plan national d’accélération de la transformation de l’écosystème de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation a notamment pour objectif d’améliorer l’adéquation des programmes universitaires au marché du travail, de promouvoir la recherche scientifique sur la base des normes internationales et des priorités nationales, et de renforcer la gouvernance aux niveaux central et universitaire. Il permettra en outre de mettre en place un mécanisme de suivi de l’employabilité des diplômés, d’intégrer les compétences transférables dans les programmes universitaires et à certifier les compétences linguistiques et numériques de plus de 200 000 étudiants.
D’ici 2029, il est également prévu d’augmenter le nombre des étudiants inscrits et diplômés dans les programmes prioritaires répondant aux besoins des secteurs socio-économiques. Plus de 4 000 nouveaux doctorants seront recrutés dans des disciplines clés, ainsi qu’un nombre significatif de chercheurs dans les secteurs prioritaires.
