L’ONCF a annoncé, le 13 novembre dernier, qu’il lançait un appel à concurrence pour un ambitieux achat de 168 trains. L’Office précise qu’il s’agit de 150 trains pour les services intervilles, les Trains Navettes Rapides et Métropolitains, et de 18 trains à grande vitesse en prévision de la construction des nouvelles lignes à grande vitesse. « Cette acquisition vise d’une part, à accompagner la forte croissance du trafic voyageurs, remplacer une partie de la flotte matériel roulant arrivée en fin de vie et d’autre part, assurer les liaisons sur la future extension de ligne à grande vitesse vers Marrakech, ainsi que le service de proximité, type RER dans les régions de Casablanca et Rabat », détaille l’ONCF dans un communiqué. Le montant de l’investissement se situe ainsi « autour de 16 milliards de dirhams ». L’objectif, outre l’achat de trains, est aussi de lancer un « écosystème industriel ferroviaire marocain », qui vise à « transformer le Royaume en une plateforme très compétitive au niveau continental et mondial ». Le projet inclut ainsi trois composantes. La première est l’achat des trains, dont la livraison s’étalera de 2027 à 2030. La deuxième est la mise en place d’une structure commune avec le constructeur retenu pour les prestations de maintenance. La troisième est le développement industriel qui consistera en « la construction d’une unité industrielle de fabrication et le développement d’un écosystème ferroviaire, de fournisseurs et sous-traitant avec une ambition à l’export ». L’Office rappelle avoir lancé, préalablement à cet appel à concurrence, un appel à manifestation d’intérêt en octobre 2022. Dix expressions d’intérêt avaient alors été reçues.
