Le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement (FM6I) a publié son premier rapport d’impact, consacré à l’exercice 2025. À fin 2025, il avait engagé 7,2 milliards de dirhams de fonds propres, contribué au financement de 52 entreprises et soutenu plus de 15 000 emplois.
Annoncé dans le Discours Royal de juillet 2020 et opérationnel depuis fin 2022, le FM6I entend jouer un rôle de catalyseur de l’investissement productif. Ce premier rapport suit les standards internationaux de la Global Reporting Initiative (GRI). Il vise à rendre compte de la portée des interventions du Fonds et de leur contribution au développement économique et social du Royaume, en cohérence avec les Très Hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI. Il présente les résultats du Fonds en matière de financement de l’économie productive, de mobilisation des capitaux privés et d’accompagnement des entreprises et des secteurs stratégiques.
Un effet de levier sur les capitaux privés
Doté d’un capital initial de 15 milliards de dirhams, le Fonds s’appuie sur trois principes : la double rentabilité, l’additionnalité et l’effet multiplicateur. Il investit directement dans des entreprises, indirectement via des fonds de private equity et de capital-risque, et au moyen d’instruments de financement innovants comme la dette subordonnée. Ses interventions ont couvert les six secteurs prioritaires de son mandat et l’ensemble des régions. L’effet de levier est particulièrement visible dans le private equity. Les fonds soutenus ont mobilisé 19 milliards de dirhams, dont 14,4 milliards auprès d’investisseurs tiers, soit plus des trois quarts du total.
Au-delà des chiffres, le rapport met en avant la contribution du Fonds au renforcement des capacités productives, au développement d’infrastructures stratégiques, à la structuration des écosystèmes d’investissement et à la création d’emplois. Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont intégrés à ses processus d’investissement et de suivi. Le Fonds s’aligne ainsi sur les Principes pour l’investissement responsable des Nations unies (UNPRI), qu’il a signés en marge de la COP28, en 2023. Ce premier exercice pose les bases d’une mesure structurée de l’impact économique, social et environnemental de ses interventions, appelée à s’affiner au fil des ans.
