Dans un communiqué daté du 4 juillet dernier, la Commission européenne a annoncé la mise en place de droits compensateurs provisoires sur les importations de véhicules électriques à batterie (VEB) en provenance de Chine. Cette décision intervient neuf mois après l’ouverture d’une enquête de la Commission ayant conclu que « la chaîne de valeur des VEB en Chine bénéficiait de subventions déloyales, ce qui constitue une menace de préjudice économique pour les producteurs européens de VEB ».
Dans son communiqué, la Commission européenne annonce en outre poursuivre les discussions avec le gouvernement chinois : « Les efforts visant à trouver une solution compatible avec les règles de l’OMC, qui réponde de manière adéquate aux préoccupations exprimées par l’Union européenne, se poursuivent au niveau technique. Tout résultat négocié sur la base de l’enquête doit permettre de remédier efficacement aux formes préjudiciables de subventions identifiées. »
En attendant, les droits provisoires applicables à trois constructeurs chinois seront de 17,4 % pour BYD, de 19,9 % pour Geely et de 37,6 % pour SAIC. « Les autres producteurs de VEB en Chine, qui ont coopéré à l’enquête, mais n’ont pas été retenus dans l’échantillon, sont soumis au droit moyen pondéré de 20,8 %. Le droit applicable aux autres sociétés n’ayant pas coopéré s’élève à 37,6 %. », précise le communiqué.
Avec la fin annoncée des ventes de véhicules thermiques à l’horizon 2035, l’industrie automobile européenne doit à la fois accélérer sa transition vers l’électrique et faire face à la concurrence féroce de la Chine qui a opéré cette transition depuis quelques années déjà et dont le marché des VEB est en pleine croissance. Selon l’Agence Internationale de l’Énergie (IEA), 14 millions de véhicules électriques ont été vendus dans le monde en 2023. Environ 60 % des immatriculations ont été effectuées en Chine, 25 % en Europe et 10 % aux États-Unis.
