Dix ans après l’Accord de Paris, l’objectif de maintenir la hausse des températures mondiales en dessous de 1,5°C n’aura pas été atteint lors de la 30e Conférence des Parties ou COP30 organisée du 5 au 22 novembre dernier à Belém au Brésil. La somme des contributions déterminées au niveau national (CDN) était en effet insuffisante pour y parvenir, beaucoup de pays n’ayant pas encore transmis leurs objectifs.
Le seuil de 1,5°C des températures a d’ailleurs été franchi en 2024, une année record. Les négociations concernant la sortie des énergies fossiles et la fin de la déforestation n’ont pas non plus abouti et ces points n’ont donc pas été intégrés à l’accord final. La présidence brésilienne a toutefois annoncé le lancement en parallèle d’une feuille de route volontaire (non contraignante) pour la sortie des énergies fossiles.
En revanche, l’accord conclu à l’issue de la COP30 prévoit, d’ici 2035, la mobilisation de 1 300 milliards de dollars par an pour financer l’action climatique ainsi que le triplement du financement de l’adaptation climatique, en particulier au profit des pays en développement qui subissent de plein fouet les effets du changement climatique alors qu’ils ne contribuent que faiblement aux émissions de gaz à effet de serre.
À l’occasion de la COP30, le Maroc a quant à lui rehaussé ses objectifs de réduction des émissions dans le cadre de la « CDN 3.0 » avec un objectif global de réduction de 53 %, dont 21,6 % inconditionnel en 2035.
Il a en outre été décidé que la prochaine COP se tiendra en novembre 2026 à Antalya en Turquie sous présidence turque, tandis que l’Australie dirigera les négociations.
Nadia Kabbaj

