À l’occasion du 20e anniversaire de sa Charte RSE, la CGEM a réuni à Casablanca les entreprises engagées dans une démarche de responsabilité sociétale. Deux décennies après son lancement, l’initiative apparaît comme un marqueur de l’évolution du tissu économique marocain vers des modèles de performance intégrant les enjeux sociaux, environnementaux et de gouvernance.
La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) poursuit son ancrage dans le paysage économique national. Réunie à Casablanca pour la cérémonie annuelle de remise des trophées du Label RSE, la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a célébré les vingt ans de sa Charte RSE, lancée en 2006 afin de promouvoir une approche conciliant performance économique, responsabilité sociale, gouvernance et préservation de l’environnement.
Au fil des années, la RSE est progressivement passée du statut d’engagement volontaire à celui de levier stratégique pour de nombreuses entreprises. Une évolution soulignée par le président de la CGEM, Mehdi Tazi, pour qui les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance constituent désormais des facteurs de compétitivité, de résilience et de confiance.
Cette montée en puissance s’observe à travers la progression du Label RSE de la Confédération. À ce jour, 152 entreprises marocaines ont obtenu cette distinction, qui atteste de l’intégration des principes de responsabilité sociétale dans leur gouvernance et leurs pratiques opérationnelles. Lors de cette édition, dix entreprises ont reçu le label pour la première fois, parmi lesquelles AXA Services, CGI, Crédit Agricole du Maroc, Pharma 5 ou encore Rabat Région Mobilité. Onze autres entreprises ont vu leur certification renouvelée, à l’image de Cosumar, HPS, Novec, la Bourse de Casablanca ou Les Eaux Minérales d’Oulmès.
Au-delà de la reconnaissance des bonnes pratiques, la cérémonie a permis d’ouvrir le débat sur la transformation du rôle de la RSE au sein des organisations. Une table ronde consacrée à la création de valeur a notamment mis en lumière les bénéfices concrets observés par les entreprises engagées : amélioration de la gouvernance, attractivité accrue auprès des talents, meilleure gestion des risques et renforcement de la compétitivité.
La CGEM entend désormais élargir cette dynamique à l’ensemble du tissu économique. Lancé en 2025, le label « PME Responsable » s’inscrit dans cette volonté d’accompagner les petites et moyennes entreprises dans l’intégration progressive des principes de durabilité. Une évolution qui reflète l’importance croissante accordée aux critères ESG dans les stratégies d’investissement, les chaînes de valeur et les relations commerciales, au Maroc comme à l’international.
Vingt ans après l’adoption de sa Charte RSE, la Confédération considère ainsi que la responsabilité sociétale n’est plus seulement un engagement citoyen, mais un élément de différenciation et de création de valeur appelé à prendre une place croissante dans le développement des entreprises marocaines.
