Un accord historique adopté à la COP15 sur la biodiversité

Les États du monde entier ont adopté le lundi 19 décembre 2022 un accord historique à la COP15 sur la biodiversité alors que les scientifiques multiplient les avertissements sur la chute spectaculaire de la biodiversité constatée au cours des dernières décennies. Après quatre années d’intenses négociations, et dix jours et une nuit de tractations à Montréal, plus de 190 États se sont mis d’accord (malgré l’opposition de la République démocratique du Congo) sur un « pacte de paix avec la nature Â» appelé « Accord de Kunming-Montréal Â», rapporte l’AFP. Le texte vise à protéger les terres, les océans et les espèces de la pollution, de la dégradation et de la crise climatique. Les premières réunions de cette COP s’étaient tenues fin 2021 à Kunming, en Chine, essentiellement en ligne. La seconde partie, qui devait aussi avoir lieu en Chine, a été plusieurs fois reportée en raison de la pandémie de Covid-19 avant d’être déplacée à Montréal. Les pays se sont notamment accordés sur une feuille de route visant

à protéger 30 % de la planète d’ici 2030 et à débloquer 30 milliards de dollars d’aide annuelle à la conservation pour les pays en développement. À ce jour, 17%desterreset8%desmerssont protégés. Les résultats de cette COP15, présidée par la Chine, sont comparés à ceux de l’Accord de Paris, adopté lors de la COP21 consacrée au climat, visant à limiter le réchauffement

de la planète à 1,5 °C. L’Accord de Kunming-Montréal donne également des garanties aux peuples autochtones, gardiens de 80 % de la biodiversité subsistante sur Terre. Il propose aussi de restaurer 30 % des terres dégradées et de réduire de moitié le risque lié aux pesticides. L’adoption du texte a été largement saluée par les défenseurs de l’environnement.

Articles à la une