S&P Global Ratings s’attend à une croissance de 10 % de la finance islamique en 2023-2024, sachant que le secteur avait connu une performance similaire en 2022. Dans une analyse baptisée « Finance islamique 2023-2024 : Une croissance qui reste introuvable au-delà des marchés principaux » publiée début mai, l’agence de notation américaine indique que la croissance enregistrée l’an dernier s’explique principalement par les performances des marchés principaux du secteur que sont les pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), en particulier l’Arabie saoudite et le Koweït. « Ailleurs, la croissance a été soit muette, soit freinée par la dépréciation des monnaies locales », précise S&P. L’agence relève d’ailleurs que la finance islamique peine à s’étendre géographiquement, au-delà du CCG et à part quelques pays tels que la Malaisie. À noter que les statistiques de S&P n’incluent pas l’Iran en raison du manque d’informations émanant de la part des banques iraniennes. Malgré un ralentissement, l’émission de sukuks (produits financiers de la finance islamique, décrits comme étant les équivalents des obligations de la finance classique) continue d’être le moteur de l’expansion de ce secteur.
