À l’ouverture de la 3e édition du Congrès international des mines au Maroc (IMC Morocco 2026), le 6 octobre à Rabat, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a présenté le choix du Maroc : un modèle industriel ouvert et intégré, ancré en Afrique et relié aux chaînes de valeur mondiales. Il vise à renforcer l’exploitation minière responsable et la traçabilité, à faciliter l’accès à la finance durable et à créer davantage de valeur sur le continent. « La véritable question est de savoir si l’Afrique, collectivement, peut capter une part plus importante et plus stratégique des chaînes de valeur construites autour de ses ressources », a-t-elle souligné.
Pour Mohammed Cherrat, président de la Fédération de l’industrie minérale du Maroc (FDIM), l’avenir de l’industrie minérale africaine ne se limite pas à l’extraction. Il passe aussi par la transformation, le raffinage, le financement ou la sous-traitance. Le président de la CGEM, Mehdi Tazi, a relevé que la transition énergétique et l’essor du numérique dopent la demande en cuivre, cobalt, lithium ou nickel. Or une large part des minerais africains est encore exportée brute ou peu transformée. Selon lui, le Maroc dispose d’une véritable fenêtre d’opportunité pour attirer les investissements et développer la transformation locale.
