La crise inflationniste est « derrière nous » en France, mais le niveau d’inflation restera « un peu plus élevé » qu’avant crise, autour de 2 %, en raison notamment du coût de la transition énergétique, a indiqué le 21 décembre dernier sur la radio Europe 1 le Ministre français de l’Économie Bruno Le Maire, cité par l’AFP. Le responsable s’attend à une inflation sous les 3 % en 2024. Dans l’Hexagone, comme dans de nombreux autres pays, le repli de l’inflation se confirme, après près de deux ans de forte augmentation des prix.
En novembre, les prix en France ont progressé de 3,5 % par rapport à l’année précédente, contre 4 % en octobre. Dans ses perspectives publiées le 14 décembre dernier, la Banque Centrale Européenne a indiqué que l’inflation dans la Zone Euro devrait atteindre 2,7 % en 2024, puis 2,1 % en 2025. L’institution s’attend à une inflation de 5,4 % en 2023, mais a constaté que celle-ci avait baissé à 2,4 % en novembre.
Aux États-Unis, l’inflation a atteint 3,1 % en novembre, après s’être élevée à 3 % en octobre, rapporte l’AFP. « L’inflation a baissé depuis son pic, et cela sans hausse significative du chômage. C’est une très bonne nouvelle », a souligné le président de la Fed, Jerome Powell, cité par l’agence, dans une conférence de presse mi-décembre. « Mais l’inflation reste trop élevée. Les progrès en cours pour la faire baisser ne sont pas assurés, et le chemin est incertain », a-t-il néanmoins nuancé. En ce qui concerne l’inflation mondiale, le cabinet de conseil et d’audit KPMG, dans ses perspectives pour 2024 publiées le 21 décembre dernier, s’attend à ce qu’elle atteigne 6,5 % en 2023, puis 5 % en 2024 et 3,9 % en 2025.
