Le PIB russe se contracte de 1,9 % au premier trimestre et subit l’effet des sanctions internationales

Le produit intérieur brut de la Russie s’est contracté de 1,9 % au premier trimestre 2023, selon une évaluation préliminaire de l’Agence Russe des Statistiques (Rosstat), relayée par l’AFP. Il y a un an, les premières sanctions internationales étaient adoptées massivement contre le pays suite à son invasion de l’Ukraine. Aujourd’hui, l’économie russe en subit fortement les effets, mais ne s’écroule pas. Ainsi, les exportations de pétrole ont rapporté 12,7 milliards de dollars en mars, selon l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) également relayée par l’AFP, soit une importante baisse de 43 % par rapport à l’année dernière. La conséquence directe est la forte augmentation du déficit budgétaire entre janvier et avril qui s’établit à 3400 milliards de roubles (39 milliards d’euros au taux actuel) d’après le Ministère russe des Finances, contre un objectif de 2900 milliards de roubles. Néanmoins, selon Rosstat, les secteurs du BTP (+8,8 % en un an) et de l’agriculture (+2,9 %) ont bien résisté au cours du premier trimestre. Le chômage s’est, de son côté, maintenu à un très faible niveau : 3,5 %. Cette évolution reflète toutefois une contraction de la force de travail liée aux retombées de l’offensive en Ukraine, qui s’est superposée à la crise démographique du pays, détaille l’AFP. Le 19 mai, les dirigeants du G7 réunis à Tokyo se sont mis d’accord sur une nouvelle série de sanctions qui visent notamment à éviter le contournement des sanctions via des pays tiers.

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