Il y a un peu plus d’un an, la startup américaine OpenAI lançait ChatGPT, qui a connu un succès foudroyant dans le monde entier. Cet outil d’intelligence artificielle (IA) dite générative a conquis des millions d’utilisateurs grâce à sa capacité à produire des textes imitant le style d’un être humain. Mais, mi-novembre, c’est un véritable coup de théâtre qui est intervenu à la tête de l’entreprise : son conseil d’administration a décidé de limoger le directeur et fondateur Sam Altman. Ce génie de la tech de 38 ans a, dans la foulée, été recruté par Microsoft, qui détient 49 % des parts d’OpenAI. Les raisons qui ont motivé ce renvoi semblent être un mélange de divergences sur la stratégie de l’entreprise, sur la vision – et notamment les risques – de l’IA, ou encore de différends personnels. L’annonce surprise a déclenché une fronde parmi les employés d’OpenAI, qui ont été près de 700 sur 770 à menacer de démissionner si Sam Altman ne revenait pas. Il n’aura fallu que quelques jours pour qu’OpenAI décide finalement de réintégrer son fondateur. La décision a été l’occasion d’un profond remaniement du conseil d’administration. Selon des analystes, la position de Sam Altman est confortée, alors que la course à l’IA s’intensifie, augurant de profondes évolutions technologiques et de potentiels bouleversements en particulier dans le monde du travail. Le développement du secteur soulève également de nombreuses inquiétudes du point de vue de l’éthique, avec par exemple des risques de manipulation, ou encore de perte de contrôle des IA. La décision de réintégration de Sam Altman pourrait aussi être le signe d’une accélération du rapprochement d’OpenAI avec le géant Microsoft, qui met notamment à disposition de la startup ses puissants centres de données.
