Les opportunités de la transition énergétique au Maroc ont été au centre d’une rencontre organisée jeudi 23 juillet à Casablanca, réunissant responsables, experts et acteurs des secteurs de l’énergie et du climat. Initiée par « Imal pour le climat et le développement » en partenariat avec la Coalition marocaine pour le climat et le développement durable, cette rencontre marque le lancement d’un dialogue national sur la souveraineté énergétique, destiné à mobiliser les différents acteurs afin d’accélérer la transition progressive des énergies fossiles vers un système énergétique décentralisé et durable.
Les participants ont insisté sur le fait que la souveraineté énergétique passe par le renforcement de l’investissement dans les énergies renouvelables, l’amélioration de l’efficacité énergétique, le développement de solutions de production décentralisée, ainsi que la consolidation de la coordination entre les acteurs concernés, autant de leviers susceptibles de renforcer la sécurité énergétique du Royaume et d’accompagner un développement durable face aux défis économiques et climatiques.
Les intervenants sont également revenus sur les défis posés par la dépendance aux énergies fossiles, en examinant les opportunités qu’offrent les énergies renouvelables décentralisées pour renforcer l’indépendance énergétique, soutenir le développement économique et améliorer la compétitivité des territoires.
Une mobilisation collective appelée à s’étendre à toutes les régions
Le coordinateur national de la Coalition marocaine pour le climat et le développement durable, Abdelaziz Janati, a affirmé que la réalisation de la souveraineté énergétique constitue aujourd’hui « un chantier stratégique nécessitant une mobilisation collective et un engagement effectif des différents acteurs, qu’il s’agisse des institutions publiques, des collectivités territoriales, du secteur privé, des universités ou de la société civile ».
Dans une déclaration à la MAP, il a précisé que cette rencontre vise à lancer une dynamique nationale de dialogue autour de la transition énergétique, à travers une approche participative fondée sur l’échange d’expertises et de données scientifiques, de manière à contribuer à l’élaboration de recommandations pratiques pour accompagner les mutations que connaît le secteur de l’énergie dans le Royaume.
De son côté, le directeur exécutif de l’initiative « Imal pour le climat et le développement », Iskander Erzini Vernoit, a mis en avant l’expérience accumulée par le Maroc ces dernières années dans le développement des énergies renouvelables, soulignant que la souveraineté énergétique requiert de réduire la dépendance aux énergies fossiles importées et d’accélérer le renforcement des solutions d’autoproduction et des systèmes décentralisés.
Il a précisé que cette rencontre marque le lancement officiel d’une campagne nationale de dialogue qui couvrira les différentes régions du Royaume, dans le but d’associer les acteurs territoriaux à l’élaboration de solutions pratiques pour renforcer la souveraineté énergétique, valoriser les potentialités locales en matière d’énergies renouvelables et accompagner la prise de décision sur la base de données précises et fiables.
La rencontre a été l’occasion de présenter des résultats et analyses relatifs aux importations d’énergies fossiles et à leur coût économique, ainsi qu’un rapport sur les perspectives de production d’énergie renouvelable décentralisée au Maroc.
