L’Égypte est plongée dans une profonde crise économique, alors que l’inflation a battu des records fin 2022. Le pays a annoncé début janvier que la hausse des prix avait atteint 21,9 % en décembre, après 19,2 % en novembre, relate l’agence AP. Une situation qui pèse sévèrement sur la grande majorité des près de 104 millions d’Égyptiens. Le pays a fortement souffert de la crise du coronavirus, mais aussi de l’invasion russe en Ukraine qui a perturbé l’approvisionnement mondial en blé, alors que l’Égypte est le plus gros importateur de cette céréale. Le Président Abdelfattah Al Sissi a qualifié la situation de « très difficile ». Pour y faire face, le Gouvernement tente de limiter la dépense publique ou encore d’arrêter la réalisation de coûteux grands projets, toujours selon AP. Abdelfattah Al Sissi a en effet lancé un vaste programme de construction d’infrastructures, dont une nouvelle capitale au milieu du désert, ou encore d’importants réseaux de nouvelles routes et de nouveaux chemins de fer. Au pouvoir depuis 2013, l’ancien maréchal a mené en parallèle depuis 2016 une série de réformes appuyée par le Fonds Monétaire International (FMI). Celles-ci incluent notamment une sévère dévaluation de la livre, qui a perdu près de 40 % de sa valeur depuis mars 2022. Les Égyptiens ont ainsi vu leur épargne et leur pouvoir d’achat s’effondrer, alors que l’inflation s’envolait.
