COP29 : les négociations se poursuivent faute d’un accord satisfaisant

Décriée avant même sa tenue en raison de la position pro-pétrole du pays hôte, la COP29 illustre une nouvelle fois la difficulté des pays à trouver un accord à la hauteur de l’urgence climatique. Alors qu’elle devait se clôturer le 22 novembre dernier à Bakou en Azerbaïdjan, à l’issue de 12 jours de négociations, il a été décidé de jouer les prolongations. Les parties, au total 200 pays participants, ont en effet échoué à se mettre d’accord sur le montant des contributions des pays riches aux pays en développement en vue de leur permettre de mener leur transition énergétique. Un projet d’accord proposant un montant annuel de 250 milliards de dollars jusqu’à 2035 a été rejeté, car jugé largement insuffisant. 335 ONG ont par ailleurs adressé une lettre à une alliance regroupant 133 pays en développement et la Chine, les invitant à quitter la table des négociations si l’engagement financier des pays riches n’était pas augmenté de manière conséquente. Certains pays en développement estiment qu’il faudrait minimum le double de l’offre proposée pour avoir un réel impact et leur permettre de prendre les mesures d’adaptation nécessaires au changement climatique.

Pour rappel, bien qu’il ne contribue que faiblement aux émissions de gaz à effet de serre, l’Afrique est le continent le plus concerné par les effets du changement climatique. Selon la Commission économique pour l’Afrique des Nations-Unies, 17 des 20 pays les plus menacés par la crise climatique se trouvent en Afrique. 

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