La crise climatique s’aggrave sur le continent africain, selon l’ONU

Le 2 septembre dernier, le site des Nations Unies a publié un article faisant état du fait que l’Afrique, malgré sa faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, est confrontée à des impacts climatiques disproportionnés. Le continent se réchauffe légèrement plus vite que la moyenne mondiale, entraînant des pertes économiques importantes et des coûts d’adaptation élevés. Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), « les pays africains perdent de 2 à 5 % de leur PIB et investissent jusqu’à 9 % de leur budget pour lutter contre les phénomènes climatiques extrêmes Â».

« Le coût annuel de l’adaptation en Afrique subsaharienne se situera entre 30 et 50 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie, soit 2 à 3 % du PIB régional Â», indique l’article qui précise également que « d’ici 2030, jusqu’à 118 millions de personnes extrêmement pauvres pourraient être exposées à des sécheresses, des inondations et des vagues de chaleur, aggravant les défis liés à la pauvreté Â».

En 2023, l’Afrique a enregistré des vagues de chaleur meurtrières, des sécheresses prolongées, des cyclones et des inondations. La température moyenne du continent a dépassé de 0,61 Â°C la moyenne de 1991-2020 et de 1,23 Â°C celle de 1961-1990. Les anomalies de température les plus marquées ont été observées au Maroc, en Algérie et en Tunisie, avec des températures maximales atteignant 50,4 Â°C à Agadir.

Des sécheresses sévères ont touché le nord-ouest de l’Afrique et la Zambie, tandis que des inondations extrêmes ont frappé la Libye, le Mozambique, le Niger et d’autres pays, causant des milliers de décès et des millions de déplacés. La production céréalière en Afrique du Nord en 2023 a chuté de 10 % par rapport à la moyenne quinquennale, atteignant 33 millions de tonnes.

Pour conclure, l’article suggère que « le développement résilient au climat en Afrique nécessite des investissements dans les infrastructures hydrométéorologiques et les systèmes d’alerte précoce afin de se préparer à l’escalade des événements dangereux à fort impact Â».

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