Début 2022, le principe d’un traité contre la pollution plastique était arrêté à Nairobi, au siège du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE). L’enjeu est de taille : la production annuelle de plastique a plus que doublé en 20 ans pour atteindre 460 millions de tonnes, rapporte l’AFP, et elle pourrait tripler d’ici à 2060. À partir de la fin du mois de mai, 175 pays se sont réunis à Paris pour la deuxième des cinq sessions de négociations destinées à élaborer d’ici fin 2024 un traité juridiquement contraignant, couvrant l’intégralité du cycle de vie du plastique. Au terme de cinq jours de laborieuses négociations, les représentants des pays présents ont décidé qu’une première version du futur traité international contre la pollution plastique devrait être rédigée d’ici novembre. Les pays du Golfe, l’Inde, la Chine ou encore le Brésil ont fait partie des pays qui ont participé au blocage des négociations, freinant la possibilité d’un recours au vote en cas d’absence d’unanimité lors du futur projet d’examen du traité, toujours selon l’AFP. Le point n’a d’ailleurs pas été tranché cette fois-ci. Le texte est très attendu en raison de l’impact dévastateur croissant du plastique sur la biodiversité de la planète. Les prochaines sessions auront lieu en novembre au Kenya, puis au Canada en avril 2024, avant une adoption prévue du traité fin 2024 en Corée du Sud.
