Le G7 s’engage à cesser la pollution plastique

Réunis mi-avril à Sapporo, au Japon, les pays industrialisés du G7 se sont engagés à réduire à zéro leur pollution plastique additionnelle d’ici 2040 grâce notamment à l’économie circulaire et à la réduction ou l’abandon des plastiques jetables et non recyclables, rapporte l’AFP.
L’Allemagne, la France, l’Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada faisaient déjà partie
d’une coalition ayant fait le même engagement l’an dernier, mais c’est la première fois que les États-Unis, le Japon et l’Italie les rejoignent. Les pays du G7 se sont aussi engagés à « accélérer » leur « sortie » des énergies fossiles dans tous les secteurs, sans se fixer de nouvelle échéance. Ils ont néanmoins exclu les énergies fossiles qui sont assorties de dispositifs de capture et de stockage du CO2. Cette décision de sortie des énergies fossiles marque une « avancée forte », a déclaré à l’AFP la Ministre française de la Transition Écologique Agnès Pannier-Runacher.

Le G7 a toutefois affirmé, comme l’an dernier, que des investissements dans le gaz « pouvaient être appropriés » pour aider certains pays à traverser la crise énergétique actuelle, tout en fixant l’objectif de réduire la demande en gaz.

Les ONG de défense de l’environnement sont néanmoins déçues par les conclusions du sommet.
« N’en déplaise aux jeux de rhétorique des ministres du G7, de nouveaux investissements dans le gaz (…) ne peuvent pas être compatibles » avec leurs objectifs climatiques, a ainsi critiqué Collin Rees d’Oil Change International. Dans son rapport de synthèse de neuf années de travail, publié fin mars, le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat (Giec) a annoncé dès les années 2030-2035 un réchauffement de 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle, ce qui met en péril l’objectif fixé par l’Accord de Paris de 2015, à savoir limiter le réchauffement à 2 °C et si possible bien en dessous.

Articles à la une