Echanges Europe, Afrique, Moyen-Orient : le Maroc, passage maritime incontournable.

Le nouveau paysage portuaire marocain est un carrefour d’échanges commerciaux.

Le pays regarde vers l’Europe sans oublier l’Afrique et multiplie les partenariats au Moyen-Orient et en Asie.

Les flux de trafics transitant au travers des terminaux portuaires de commerce au cours des dix dernières années, ont été marqués par une augmentation de 6 % par an en moyenne sur les 10 dernières années ! Cette croissance à deux chiffres ne s’arrêtera pas en si bon chemin et devrait augmenter au vu des politiques mises en place pour réaliser la vision 2030.

5 % des exportations du royaume vont vers les pays sub-sahariens. Ce marché est à développer bien sûr, il n’en demeure pas moins que le potentiel dont jouit le Maroc lui permet d’aller encore plus loin. Pour profiter pleinement du potentiel africain, le Maroc devrait, à terme, devenir un hub régional, courroie de transmission entre l’Afrique et l’Europe. L’effet structurant des infrastructures de transport permet d’accroître les bénéfices ainsi que le trafic lui-même. Le Maroc est également le seul pays africain à avoir un accord de libre échange avec les Etats-Unis. Cet atout combiné à sa position géostratégique, au carrefour des lignes maritimes les plus importantes, lui permet de servir de plateforme logistique, industrielle et financière pour l’investissement en terre africaine. En clair, non seulement le Maroc se tourne vers l’Afrique mais il est également un partenaire privilégié en Afrique. Aussi, l’ouverture en juin dernier d’une nouvelle ligne maritime entre le Maroc et l’Arabie Saoudite n’est qu’un premier opus de la pénétration marocaine dans le marché du Moyen-Orient. Depuis quelques années déjà, le royaume affiche une ouverture soutenue au commerce international. 90 % des besoins alimentaires des pays du Golfe sont importés. Et le Maroc compte bien saisir cette opportunité en exportant vers ce marché ses produits agroalimentaires de qualité et très appréciés dans la région. Fort de sa position géographique et boosté par le succès de Tanger Med, Le Maroc se positionne dans le marché du transbordement dans le bassin méditerranéen et capte toutes les opportunités qui s’offrent dans la région pour développer son économie et continuer à créer des emplois. Le Maroc se positionne, également, comme plateforme logistique du bassin méditerranéen. Les autorités portuaires, marocaines et marseillaises, à titre d’exemple, comptent développer des lignes maritimes régulières. En particulier une liaison de transports rouliers entre Marseille et Tanger. Quant au pôle de l’Oriental, il se tourne doucement et sûrement vers l’Europe et la Méditerranée et notamment le Maghreb.

Le Maroc entre en Asie par la grande porte : la ligne maritime de la soie-21e siècle. Cette nouvelle route maritime devrait concerner quelque 3 milliards d’habitants et constitue un des grands défis du Royaume. Le port crée des richesses et favorise le commerce international, d’où l’importance de saisir une part du marché du commerce international maritime entre le bassin méditerranéen, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie. La politique portuaire globale tirant avantage de la proximité du pays avec l’Europe permet au Maroc de développer ses activités de Nearshorring : relocalisations industrielles et/ou logistiques de proximité.

Par ailleurs, est-il nécessaire de rappeler que le Maroc a tissé un partenariat avantageux avec les pays européens à travers l’accord de libre-échange et le statut avancé faisant de lui un partenaire africain incontournable et privilégié.

 

Amira Géhanne Khalfallah, journaliste

 

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