Courtier en prêts immobiliers : quelle valeur ajoutée pour les acquéreurs ?

Généralement, tout emprunteur est à la recherche du prêt le moins lourd possible. Trouver rapidement un financement aux meilleures conditions pour leur client, c’est justement la mission des courtiers en crédit.

Vous avez dit courtier en crédits immobiliers ? Sa mission : trouver le meilleur emprunt pour ses clients. Il s’agit, bien entendu, de négocier un bon taux d’intérêt auprès d’une banque, mais aussi de calibrer la durée, la mensualité et l’assurance. Le courtier ne représente pas les banques, il est mandaté par le client et travaille dans son intérêt, avec un devoir de conseil. Plus précisément, le courtier en prêt immobilier (courtier en opérations de banque et services de paiement) se voit confier par son client (le mandant) la recherche d’une solution de financement dont les modalités principales sont définies au travers d’un mandat de recherche de capitaux. Le courtier est donc mandataire de son client et à ce titre il le représente pour négocier la meilleure offre de crédit auprès des établissements bancaires. Pour son travail, le courtier en crédit perçoit une rémunération de son client, et aussi dans certaines conditions de la banque, qui assurera le financement sans que cela n’entraîne un coût supplémentaire pour le client. Dans le cadre du mandat de recherche de capitaux, le courtier doit présenter au client sa fonction, les banques avec lesquelles il travaille et définir le projet du client ainsi qu’effectuer un bilan entre ses ressources et ses charges.

«Un ami qui vous veut du bien»!
En France, en 2015, près de 40 % des prêts immobiliers ont été souscrits par l’intermédiaire d’un courtier. Au Maroc, le premier courtier en crédits immobiliers s’est implanté en 2008. Il s’agit de CAFPI, une enseigne internationale principalement développée en France. Aujourd’hui CAFPI, c’est plus de 1,5 milliard de dirhams de financement sur les cinq dernières années et 5 agences à travers le Maroc (Casablanca, Marrakech, Tanger, Rabat, Kénitra et Agadir). De manière globale, le marché accueille favorablement les courtiers, car ils ont contribué à vulgariser la compréhension des taux et des offres bancaires, ainsi qu’à réduire les délais de traitement des dossiers qui sont passés de deux à trois mois à une moyenne d’un mois. « Ils ont également permis une meilleure négociation des conditions de prêt en faveur de l’acheteur : taux, quotité de financement, ingénierie, rachat de crédit. Aujourd’hui, plusieurs courtiers immobiliers existent sur le marché. La différence se jouera, à mon sens, sur la qualité de service et sur la démarche d’accompagnement proposée en elle-même », affirme un professionnel du secteur. Depuis 2008, le phénomène a pris de l’ampleur et de nombreux courtiers locaux ont fait leur apparition. D’autres enseignes ont investi le marché : Meilleurtaux.ma, SOS Crédit Immo et El Wassata Immo. C’est dire combien la niche de la négociation des taux de crédits immobiliers est juteuse, et la marge de négociation auprès des banques, importante !

 

Soumayya Douieb

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