Une étude de Bank Al-Maghrib estime la part de l’économie informelle à 30 % du PIB

Un document de recherche de Bank Al-Maghrib publié début janvier s’est penché sur la taille et l’évolution de l’économie informelle depuis une trentaine d’années. Baptisé « Mesure et évolution de l’économie informelle au Maroc », il est disponible sur le site de la banque centrale. Les trois auteurs, Kamal Lahlou, Hicham Doghmi et Friedrich Schneider, ont identifié trois périodes. En 1988-1998, l’économie informelle stagne quasiment à hauteur de 40 % du PIB environ. En 1999-2008, elle fléchit à 32-34 %. Entre 2009-2018, sa taille diminue à un rythme plus modéré pour passer légèrement en dessous de 30 %. Même si l’économie informelle s’est donc réduite, les auteurs considèrent que son niveau « reste relativement élevé ». L’étude liste aussi une série de mesures qui permettraient d’enclencher un processus encourageant l’intégration à l’économie formelle, en se basant notamment sur des politiques menées à l’étranger. Cela passerait ainsi par des réformes structurelles dans la fiscalité, le Code du travail ou les filets sociaux, une meilleure coordination et un meilleur suivi des politiques publiques visant l’économie informelle, des incitations fiscales ou encore la numérisation de l’administration.

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