Saïd Ibrahimi, Directeur Général de Casablanca Finance City Authority, à la CFCIM : « Notre ambition d’être la porte d’entrée de l’investissement vers l’Afrique est en train de se réaliser ».

Saïd Ibrahimi, Directeur Général de Casablanca Finance City Authority, était l’invité de la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM) le 14 mai 2015.

 

Deuxième place de marchés de capitaux en Afrique après Johannesburg en Afrique du Sud et 42ème place financière mondiale selon le Global Financial Centres Index, Casablanca Finance City, initiée en 2012, affiche son ambition de positionner la finance marocaine à l’échelle régionale puis internationale. « L’Afrique est le prochain relais de croissance pour l’économie mondiale parce qu’elle dispose de ressources naturelles abondantes et d’une population active en plein essor qui dépassera le milliard d’individus en 2040. De plus, ces dix dernières années, le taux de jeunes diplômés a doublé dans la majorité des pays africains, une donnée très intéressante pour le développement de la classe moyenne, qui devrait être le véritable moteur de la croissance africaine. En 2050, les prévisionnistes de l’économie mondiale nous annoncent une Afrique au PIB de 29 000 milliards de dollars, ce qui représente le PIB actuel des Etats-Unis et de la zone Euro réunis. Aujourd’hui, ce chiffre est de 2000 milliards de dollars ». Saïd Ibrahimi souligne avec insistance que Casablanca Finance City est une place financière au service du développement de l’Afrique et en particulier des pays des régions d’Afrique du Nord, de l’Ouest et Centrale. « C’est ce potentiel extraordinaire qui nous a poussé en 2010, compte tenu de l’essoufflement économique des pays développés et du ralentissement de la croissance des pays émergents, à envisager la création d’une véritable place financière à Casablanca, pour drainer les investissements étrangers vers l’Afrique et inscrire le Maroc dans ce mouvement comme principal hub financier de la région ». CFC est un écosystème autour de quatre catégories d’entreprises :

les entreprises financières, dont les fonds d’investissements, les sociétés de gestion d’actifs et les assurances,

les services professionnels,

les sièges régionaux de multinationales,

les holdings.

Ces entreprises sont éligibles au statut CFC, voté en 2011, à condition qu’elles aient une vocation africaine.

« Nous avons effectué un benchmark des principales places financières mondiales pour dégager les points les plus importants recherchés par les entreprises. Le « doing business » était une faiblesse, mais nous avons vraiment travaillé sur ce point. Il faut maintenant 48 heures pour créer une société dans le cadre de CFC, pour obtenir un visa de travail étranger sans passer par l’ANAPEC et 24 heures pour un récépissé de carte de séjour. De plus, le contrôle des changes a été limité à une déclaration annuelle. Enfin, CFC a établi une convention avec le Tribunal de Commerce de Casablanca et nous avons formé des juges dans le domaine économique et financier international ».

70 entreprises ont déjà egagné Casablanca Finance City, parmi lesquelles ACCOR, SHELL, FORD, BNP PARIBAS, AIG, COFACE, le cabinet d’avocats anglais CLIFFORD CHANCE, le fonds d’investissement AFRICA 50 et Platinum Power, filiale du capital-investisseur américain BROOKSTONE PARTNERS. 

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