Quelle place pour le management situationnel et motivationnel ?

Par SalwSalwa Mikoua Mikou Managing Partner du Cabinet Atlantic Experts Comptables, Expert-comptable & Commissaire aux comptes, Formatrice professionnelle

La performance de l’entreprise est-elle la résultante des performances individuelles de ses salariés ou bien d’une performance d’équipe ? Comment adapter son style de management selon la situation ou le degré d’autonomie de ses collaborateurs ? Comment adapter les leviers du management en vue d’un développement durable de l’entreprise ? Chaque manager est amené à se poser ces questions au cours de sa carrière.

« Le meilleur manager est celui qui sait trouver les talents pour faire les choses, et qui sait aussi réfréner son envie de s’en mêler pendant qu’ils les font. », constatait Theodore Roosevelt. Comme son nom l’indique, le management situationnel permet d’adapter son style de management à la situation dans laquelle on se trouve. Quatre situations sont alors possibles et peuvent même coexister simultanément.

4 styles de management situationnel

Le management directif est plutôt approprié lorsque l’on travaille avec de jeunes collaborateurs peu expérimentés. Le manager donne alors des ordres précis et des instructions individualisées. Il établit des plannings et programmes, définit les procédures et effectue des contrôles réguliers. Ce style de management peut également être efficace dans des situations d’urgence ou dans le cadre d’un projet aux délais très serrés.

Le management persuasif sera plus indiqué pour une équipe composée de profils plus ou moins expérimentés. Dans ce cas de figure, le manager entraine ses collaborateurs à se dépasser. Sa personnalité est source d’inspiration pour son équipe, bien qu’il puisse, parfois, lancer simultanément trop de projets.

Un management participatif, quant à lui, procure davantage de responsabilité et d’autonomie aux collaborateurs ce qui les encourage à participer à l’innovation et aux progrès de l’entreprise.

Une véritable culture d’entreprise peut, en outre, émerger, basée sur le respect de chacun et l’égalité des chances. Enfin, dans le cadre du management délégatif, le manager est très peu présent, il fait con ance et laisse faire. Il indique les missions et les résultats à obtenir et laisse ses collaborateurs mettre en œuvre leurs propres plans d’actions et leurs propres méthodes. Le suivi et le contrôle sont ponctuels. Il responsabilise et favorise les initiatives. C’est pourquoi ce style de management génère du développement.

Les clés du succès

Il n’y a pas de bon ou de mauvais style de management : le manager efficace est celui qui sait adapter son style de management à la situation et dont l’objectif est non seulement d’atteindre un résultat à court terme, mais aussi de faire progresser ses collaborateurs sur le long terme. En effet, il est important de ne jamais enfermer une personne dans une case, car il existe toujours une marge de progression en matière d’autonomie, cette dernière étant la résultante de la compétence (connaître, savoir-faire) et de la motivation (vouloir faire) face à un objectif ou à une mission donnée.

Le management motivationnel

Se situant entre le management laxiste et le management autoritaire, le management motivationnel consiste à valoriser toutes les réussites individuelles ou collectives, une manière de partager les expériences des collaborateurs exemplaires. Un des fondamentaux de la cohésion de groupe réside dans la poursuite d’un but collectif. Car, si la rémunération reste un levier indispensable d’attractivité et de valorisation, elle n’est, toutefois, pas le gage d’un investissement individuel optimum.

Dans le but d’accroitre l’efficacité et l’efficience collectives à court, moyen et long termes, un bon manager préfère gagner plutôt qu’avoir raison, motiver plutôt que de manipuler, sanctionner un comportement plutôt que de punir un individu. En valorisant les succès, il renforce la motivation de son équipe et la performance de l’entreprise s’en trouve améliorée.

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