NUMTECH mise sur la qualité de l'air au Maroc.

Le Pavillon France du salon Pollutec Maroc 2014 a accueilli cette semaine, du 15 au 18 octobre, de nombreuses sociétés françaises spécialisées dans les secteurs de l’environnement, des énergies renouvelables et du traitement des déchets. UBIFRANCE et la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM) ont accompagné 21 sociétés dans des rencontres B to B afin de leur permettre de rencontrer leurs futurs partenaires et clients. Conjoncture.info a rencontré à cette occasion Emmanuel Buisson, Directeur Général de Numtech, une société originaire de Clermont-Ferrand spécialisée dans l’étude et la modélisation de la dispersion de polluants dans l’atmosphère. Elle fournit également des données météorologiques et topographiques, ainsi que des systèmes opérationnels.

Conjoncture.info : Qui sont vos clients ?

Emmanuel Buisson : Les grands groupes industriels, les gros donneurs d’ordres internationaux, les collectivités locales et les bureaux d’études industriels.

Conjoncture.info : Quel a été votre premier contact avec le marché marocain ?

Emmanuel Buisson : C’était Pollutec Maroc en 2009. Nous avons tout de suite compris que nous pouvions nous développer ici. D’abord parce qu’en France, le climat des affaires était un peu morose et il l’est toujours en 2014, et qu’on ne peut plus se permettre en tant que PME d’ignorer ces relais de croissance que peuvent être les marchés internationaux. Le taux de croissance de pays émergents comme le Maroc font réfléchir les chefs d’entreprise français.

Conjoncture.info : Dans ce secteur de l’environnement et de la pollution de l’air, pourquoi ne pas être allé directement vers la Chine ?

Emmanuel Buisson : Vous avez raison…En fait, on a commencé par Pollutec Shangaï, mais nous nous sommes rapidement rendus compte au bout de 10 jours que ce marché n’était pas fait pour la taille de notre entreprise. Cela nécessitait trop d’investissement pour peu de résultat et beaucoup d’inconnu. Le Maroc correspond parfaitement à la taille d’une PME française. On y parle français, c’est très accessible géographiquement et nos deux cultures sont très proches.

Conjoncture.info : Vous êtes en train de vous implanter au Maroc, qu’est-ce qui a déclenché ce choix ?

Emmanuel Buisson : D’abord un programme de FASEP, le Fonds d’Etude et d’Aide au Secteur Privé que nous avons proposé à Maroc Météo avec l’idée que ce petit coup de pouce cofinancé par la France et Maroc Météo pour un projet d’innovation allait nous apporter des courants d’affaires. Nous avons donc conçu en 18 mois un système de prévision de la qualité de l’air sur le Grand Casablanca. Ensuite, nous nous sommes naturellement positionnés sur les appels d’offres de notre secteur et nous venons d’obtenir un marché d’un grand opérateur marocain pour une durée de 5 ans. Voilà pourquoi nous sommes très heureux d’avoir créé notre filiale marocaine avec l’accompagnement de la CFCIM en juin dernier à Casablanca.

Conjoncture.info : Avez-vous l’impression que la lutte contre la pollution est une priorité pour les industriels marocains ?

Emmanuel Buisson : Ce n’est pas une situation simple. La gestion de la qualité de l’air n’est pas identifiée comme une priorité et les interlocuteurs sont multiples. L’arsenal réglementaire est en train néanmoins d’apparaître. Je crois que les industriels ont compris qu’il fallait passer par une démarche volontaire pour anticiper les futures réglementations. En tout cas, je peux vous dire que beaucoup de ces industriels nous accueillent plutôt favorablement.

 

 

 

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