Les États membres de l’Union européenne se sont mis d’accord fin juillet dernier
sur un plan de relance européen de 750 milliards d’euros. Jugé « historique » par le Président français Emmanuel Macron, il prévoit, pour la première fois de l’histoire de l’UE, de mobiliser des fonds provenant directement du budget européen. La Commission européenne contractera elle-même les emprunts et la dette sera ainsi commune à toute l’UE. Le plan de relance sera adossé au prochain budget de l’Union européenne couvrant la période 2021- 2027. L’accord est issu d’un compromis entre des pays favorables à un plan de relance généreux, comme la France et l’Allemagne, et des pays dits « frugaux », en faveur d’une austérité budgétaire. Il prévoit l’attribution de subventions aux États à hauteur de 390 milliards d’euros et de prêts à hauteur de 360 milliards d’euros. De son côté, la France a dévoilé le 3 septembre dernier un plan de relance de 100 milliards d’euros sur deux ans. Baptisé « France relance », il a une « priorité absolue » : l’emploi, selon le Premier ministre français Jean Castex, relayé par l’AFP. L’objectif est de créer 160 000 emplois en 2021, a-t-il annoncé sur RTL. 30 milliards d’euros seront consacrés au « verdissement » de l’économie, 35 milliards d’euros à l’amélioration de la compétitivité des entreprises, et les 35 milliards restants seront dédiés à la cohésion sociale et territoriale, notamment à l’emploi, à l’hôpital ou encore à des aides aux collectivités territoriales. 40 % des fonds du plan français seront issus du plan de relance européen.
