Le Technopark accueille les Assises de la Start-up

Le 26 avril dernier se sont tenues au Technopark de Casablanca les « Assises de la Start-Up », organisée par l’APEBI (Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring). Objectif : soumettre ensuite au Gouvernement l’ensemble des recommandations et doléances pour garantir un environnement propice au développement des startups sur le plan économique, juridique, fiscal…

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intervention d’Othmane El Ferdaous, Secrétaire d’État chargé de l‘Investissement

La rencontre visait notamment à réunir l’ensemble des parties prenantes publiques ou privées dans l’écosystème des startups (porteurs de projets, associations, entreprises, incubateurs, institutions publiques…) afin de finaliser le « Startup Act », initiative en faveur des startups marocaines lancée par la CGEM.

En ouverture de la rencontre sont notamment intervenus Othmane El Ferdaous, Secrétaire d’Etat chargé de l‘Investissement, Faïçal Mekouar, Vice-Président de la CGEM et Sidi Mohamed Idrissi Meliani, Directeur Général l’Agence du Développement Digital (ADD).

Ensuite, des ateliers portant sur différentes thématiques (économique, juridique, fiscal, gouvernance, formation et ouverture à l’international) ont été organisés en vue de plancher sur des propositions concrètes.

« Nous allons soumettre nos recommandations par l’intermédiaire de Othmane El Ferdaous, Secrétaire d’État chargé de l‘Investissement, et de la CGEM avant que la Charte d’Investissement n’arrive au Parlement. Nous avons dû anticiper afin d’essayer d’avoir gain de cause et d’offrir un environnement favorable à nos startups, à nos jeunes qui pourront créer l’innovation au service des entreprises privées et publiques. » explique Saloua Karki Belkeziz, Présidente de l’APEBI.

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Mehdi Alaoui, Président du Pôle Startup de l’APEBI

« Non seulement il faut fédérer pour parler d’une même voix, mais ces startups doivent trouver les entreprises qui vont pouvoir leur passer commande. Parce que lorsque l’on est une startup et que l’on a une bonne idée, il existe des incubateurs, de l’accompagnement mais, après, c’est aux entreprises de prendre le relai. Malheureusement, certaines grandes entreprises ne peuvent pas passer des appels d’offre à des startups parce que le contexte juridique le permet pas. C’est pourquoi il est important de travailler tous ensemble. », ajoute-t-elle.

Les enjeux sont en effet importants. Selon Mehdi Alaoui, Président du Pôle Startup de l’APEBI et Président de la Commission Économie Numérique au sein de la CGEM « Les 10 plus grandes capitalisations boursières aujourd’hui sont d’anciennes startups, c’est pourquoi il faut donner de l’importance à ce type d’entreprise, surtout en voyant que la Tunisie a mis en place un « Startup Act » tunisien. Il est temps qu’au Maroc nous mettions également cela en place. » Des startups qui évoluent en majorité dans le secteur du digital : 70% d’entre-elles toucheraient de près ou de loin ce secteur d’après Mehdi Alaoui.

«  L’APEBI travaille sur ce sujet depuis maintenant deux ans et organise ces assises pour sortir avec un certain nombre de recommandations qui feront l’objet d’un document qui sera transmis au Ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Économie Numérique, au Ministère des Finances et à l’ADD pour pouvoir mettre en place réellement un certain nombre de lois pour permettre et faire évoluer cet écosystème de startups pour faire en sorte qu’il soit plus à l’écoute de la startup et qu’il puisse l’encourager davantage », conclut-il.

 

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