Le Kenya, locomotive économique de l’Afrique de l’Est

Le Kenya est le pays le plus dynamique de l’Afrique de l’Est. Il connaît, depuis quelques années, une croissance située entre 5 et 6 %. Selon la Banque mondiale, le PIB du pays a atteint 70,5 milliards USD en 2016. Sa population s’est élevée à 48,5 millions d’habitants en 2016 (avec une croissance annuelle de 2,7 %), ce qui en fait un marché particulièrement porteur. D’une superficie de 582 650 km2, le Kenya est longé par l’Océan Indien sur 536 km de côte. Plus de 6 % de son territoire est couvert par la forêt, soit 3,5 millions d’hectares, ce qui procure au pays l’une des principales sources d’énergie et de revenu pour sa population. Le pays abrite également 26 parcs et 34 réserves naturels, dont 5 inscrits au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Grâce à sa position géographique stratégique, le pays est une véritable plateforme logistique régionale pour le commerce international.

Le secteur agricole est prédominant dans l’économie kenyane : il représente presque 43 % du PIB, 70 % des exportations et emploie plus 80 % de la population. En 2011, la Superficie Agricole Utile (SAU) représentait 48 % de la surface totale du pays (soit près de 28 millions d’hectares), alors que la superficie cultivée, seulement 11 %. Ces terres, qui sont parmi les plus fertiles, bénéficiant d’un climat favorable ainsi que d’importantes ressources en eau, restent largement sous- exploitées. Le Kenya dispose également d’importantes ressources minières (minerai de fer, soude, sel, fluor, silicate, chaux, pétrole, titane, etc.).

Pour ce qui concerne l’Indice de Développement Humain publié par l’ONU, le Kenya se positionne à la 146e place sur 188 pays. Une grande majorité de Kenyans n’a pas accès à l’électricité. Selon l’ASMEX (Association Marocaine des Exportateurs), quatre secteurs d’activité ont été identifiés comme présentant des opportunités intéressantes pour les opérateurs marocains : l’agroalimentaire, la pharma- cie, l’industrie électrique et électronique et l’ingénierie et construction. Tous ces secteurs bénéficient notamment du fort potentiel démographique du pays, générant des besoins en matière de logements, d’équipement et de ser- vices publics (eau, électricité, assainissement, éducation, santé, etc.).

Dans le cadre de sa stratégie africaine, le Maroc souhaite développer les échanges avec le Kenya, notamment en mettant progressivement en place des accords de libre-échange.

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