La Banque mondiale juge « essentielle » l’intégration régionale de la région MENA pour l’après-Covid-19

Dans son bulletin d’information économique de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) d’octobre, la Banque mondiale se penche sur les effets de la pandémie de Covid-19 sur l’économie des pays de la zone et estime « essentielle » une meilleure intégration régionale pour réussir la phase de relance après la crise.

Le rapport, intitulé « Commercer ensemble : vers une relance de l’intégration de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord à l’ère post-Covid », indique que les économies de la région devraient connaître une récession de 5,2 % cette année. Les budgets des États sont également sous tension, sous l’effet notamment de la diminution des recettes issues de l’exportation du pétrole ou encore des mesures décidées pour faire face à la crise.

Les auteurs rappellent que la région est très peu intégrée et le commerce régional très peu développé. Améliorer l’intégration et favoriser le commerce entre les pays de la zone sera déterminant pour réduire la pauvreté, renforcer les moyens d’action des personnes démunies et stimuler la croissance économique après la pandémie, constate la Banque mondiale dans le communiqué de presse qui accompagne le document.

Elle émet ainsi une série de recommandations pour mettre en place « un nouveau cadre d’intégration qui va au-delà de la réduction des tarifs douaniers ». Cela passe en particulier par une libéralisation globale des échanges, qui profite à tous les secteurs, une amélioration de l’environnement des entreprises et le renforcement du rôle du secteur privé, l’adoption simultanée de réformes intérieures ou encore l’établissement d’un marché numérique commun.

Ce cadre d’intégration coordonnée du commerce dans la région « devrait faciliter la mise en place de chaînes de valeur régionales, tout en ouvrant la voie à une participation accrue aux chaînes de valeur mondiales ».

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