Dans le contexte d’une année 2020 bouleversée par la crise économique liée au nouveau coronavirus, l’inflation est restée contenue à des niveaux modérés, a indiqué le Haut-Commissariat au Plan (HCP) le 27 mars dernier. Elle s’est ainsi située à 0,7 %, au lieu de 0,2 % en 2019. Le HCP précise que cette « légère accélération » est le « résultat d’une hausse de 0,9 % de l’IPC [indice des prix à la consommation] des produits alimentaires et d’un accroissement de 0,5 % de celui des produits non-alimentaires ». L’institution présidée par Ahmed Lahlimi Alami rappelle que l’inflation a été de 1,1 % en moyenne au cours des 12 dernières années. Pour l’année 2021, le HCP prévoit que « l’inflation devrait continuer d’évoluer à des niveaux relativement contenus. Toutefois, la tendance haussière des cours du pétrole observée depuis le mois de février de l’année en cours (+12,7%, contre -14,3% en janvier en variations annuelles), associée au rebond des cours des matières premières agricoles importées, serait de nature à accélérer le rythme de croissance de l’inflation au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent ». L’inflation devrait ainsi atteindre 0,1 % au premier trimestre puis 1,2 % au deuxième trimestre. De la même manière, à l’issue du conseil de Bank Al-Maghrib du 23 mars dernier, la banque centrale a noté dans un communiqué que « sous l’effet des pressions désinflationnistes émanant de la demande, l’inflation est restée faible en 2020 », à 0,7 %. La banque centrale anticipe une inflation de 0,9 % en 2021 et de 1,2 % en 2022.
