Futur.e.s in Africa réunit l’innovation française et africaine à Casablanca

Les 1er et 2 mars derniers, les acteurs de l’innovation française et africaine se sont retrouvés à Casablanca pour explorer l’avenir du secteur et en présenter les plus beaux exemples. Organisé par Cap Digital (pôle de compétitivité de la région parisienne) et Maroc Numeric Cluster, Futur.e.s in Africa est la toute première édition à l’international du festival Futur.e.s, organisé en Île-de-France depuis 2009. En présence de Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France et Mustapha Bakkoury, Président de la Région Casablanca-Settat, les participants ont échangé sur l’impact du numérique sur trois secteurs : l’éducation, la santé et les territoires.

Futur in AfricaAu programme : trois keynotes, six tables rondes, une dizaine d’ateliers, des intervenants français et africains de premier plan, des séquences B to B… 30 startups avaient également été sélectionnées pour mettre en lumière leur travail au siège de la Région Casablanca-Settat, le Mahkama du Pacha au cœur du quartier des Habous, espace prestigieux qui accueillait l’événement. A cette occasion, la CFCIM a accompagné huit entreprises françaises.

Des prix ont, par ailleurs, récompensé les initiatives les plus innovantes. Le prix Projet Maroc a notamment été décerné au projet Lab on Card de la Fondation Mascir, qui a développé en partenariat avec l’Institut Pasteur Maroc un diagnostic de la tuberculose sous forme d’équipement portable. Le prix Projet France a, pour sa part, été remis à Pay Yes !, une solution de paiement mobile solidaire. Enfin, le prix Projet Afrique a été attribué à KEA Medicals, une start-up béninoise qui propose la digitalisation des systèmes d’information hospitaliers à travers un identifiant médical unique du patient.

soiree_startup Le 28 février, à la veille de FUTUR.E.S in Africa, une soirée Startup a été organisée dans le cadre du partenariat entre la Région Île-de-France et la Région Casablanca-Settat, la CFCIM, Maroc Numeric Cluster (MNC) et Cap Digital. Cet évènement networking qui s’est tenu au Most Events Casablanca (Anfaplace) a accueilli plus de 400 invités (entrepreneurs, clusters, investisseurs, formateurs, journalistes, etc.) qui ont eu le plaisir d’assister à un concert du célèbre groupe Hoba Hoba Spirit.

Mehdi Kettani Président de Maroc Numeric Cluster
« Nous sommes extrêmement satisfaits de cette première édition. Nous nous attendions à recevoir 600 à 800 participants, et nous avons dépassé les 1000. C’est une belle audience ! L’évènement s’est déroulé selon différentes séquences : conférences, ateliers, présentation de startups, rencontres officielles, remises de prix… Au final, nous souhaitions que les trois écosystèmes français, marocain et africain se rencontrent, mais aussi les grandes entreprises, les startupeurs, les institutions… Cela a plutôt bien marché. Au sein de Maroc Numeric Cluster, notre ambition est de faciliter l’innovation par et pour les Marocains, et cela passe notamment par la mise en relation de l’innovation marocaine et l’innovation internationale. C’est pour cela que nous avons engagé des partenariats avec des clusters internationaux, dont Cap Digital, coorganisateur de Futur.e.s in Africa. L’idée, maintenant, c’est d’organiser une deuxième édition. Et, d’ici là, à nous de faire en sorte que les connexions établies ne s’arrêtent pas. »

Odin Demassieux Responsable développement international Cap Digital
« Avec Futur.e.s in Africa, notre idée était d’abord de mieux comprendre ce qui se passe au Maroc et en Afrique sur les sujets du numérique. Nous sommes donc arrivés avec beaucoup d’humilité. D’ailleurs, nous voulions, au début, organiser un évènement en comité restreint. Puis l’engagement des deux régions [Casasablanca-Settat et Île-de-France] a donné plus d’ampleur à l’événement. Ce qui est positif ! L’événement a été riche en contenu, dans un lieu exceptionnel, avec des speakers de haut niveau et un auditoire de qualité. Nos entreprises ont fait du réseautage et certaines ont pu décrocher des contrats. Elles étaient satisfaites, tout comme les entreprises africaines. Les entreprises marocaines n’ont pas la même maturité que les françaises et les africaines, mais elles sont dans une bonne dynamique. Réunir autant de monde sur un tel événement au Maroc, c’est un signe fort. Certaines entreprises présentes ont levé 20 ou 30 millions d’euros ! Au Maroc, pourtant, les startups ont du mal à émerger, elles sont vues comme peu impactantes alors que l’innovation est portée par les grands groupes. Il est nécessaire de changer cette image, et on voit que ça commence à bouger avec l’émergence de fonds d’investissement, ou d’initiatives telles que le Kluster CFCIM, par exemple. »

 

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