FLEXOPRINT "habille" les produits stars de l'agroalimentaire marocain.

A l’occasion du CFIA Maroc, le Carrefour des Fournisseurs de l’Industrie Agroalimentaire, organisé par la CFCIM et GL events, qui s’est déroulé du 16 au 18 septembre à Casablanca, Conjoncture.info a rencontré l’une des entreprises les plus créatives du secteur, FLEXOPRINT. Spécialisés dans les solutions d’emballage pour les industriels de l’agroalimentaire, Anas Chraïbi et son équipe de techniciens et designers ont parié sur la proximité, les flux tendus et la création adaptée « sur mesure » aux produits marocains dans un secteur qui importe encore en grande majorité ses emballages. Et le pari est presque gagné. Interview.

 

Conjoncture.info : Anas Chraïbi, les visiteurs du CFIA Maroc et vos futurs clients ont pu découvrir, pendant le salon, les produits que vous « habillez » pour les industriels du marché marocain, les emballages créatifs que vous fabriquez pour eux…Quelle est le point de départ de cette aventure ?

 

Anas Chraïbi : C’est une histoire qui commence dans les années 90 avec une passion pour le graphisme. Nous avons démarré avec mon associé, mon copain de classe, avec deux Macintosh et une imprimante couleur, qui nous avait couté très cher à l’époque. En fait, nous n’avons jamais pu rentabiliser cette imprimante mais elle nous a ouvert le marché. Nous voulions créer un magazine de télé, mais comme il fallait payer les factures, ce sont les imprimeurs d’ici qui nous ont d’abord confié d’abord leurs travaux couleurs. Nous nous sommes ensuite spécialisés dans la séparation des couleurs pour « surfer » sur la vague de la photogravure au Maroc, et toutes les grosses agences de pub nous ont suivis. On a commencé à travailler pour les grandes multinationales comme Danone, La Vache qui rit, L’Oréal…, nous étions des pionniers et le marché s’ouvrait à de plus en plus de produits.

 

Conjoncture.info : Vous avez choisi d’importer et de développer des technologies ici au Maroc pour des industriels qui ne les utilisaient pas ou les importaient en produit fini. Comment avez-vous réussi à les convaincre ?

 

Anas Chraïbi : C’était un pari un peu fou, je vous l’accorde. Les industriels n’avaient pas l’habitude de travailler de cette manière. On leur disait qu’ils allaient pouvoir travailler et réfléchir d’une autre façon, c’était très prétentieux. Messieurs, au lieu de fabriquer 10 tonnes du même produit avec le même emballage que vous allez stocker et peut-être ne pas vendre s’il ne correspond plus à la demande, moi maintenant je vous propose d’en faire 500 kilos et de voir si ça marche ! C’était notre discours pour s’adapter au marché. Et nous avons eu la chance de rencontrer des industriels qui ont cru à notre système comme Maghreb Industries par exemple.

 

Conjoncture.info : Mais je suppose que c’est une solution plus coûteuse que de fabriquer en masse et d’importer directement ces emballages ?

 

Anas Chraïbi : En fait, nous proposons des solutions totalement intégrées et complétement marocaines. Tout est fait ici, c’est notre principal argument. Je connais les contraintes des industriels : le stockage, le transport, mais je sais aussi que la demande est impitoyable, et que la réactivité par rapport au marché est primordiale. Pour résumer, les départements marketing des entreprises sont très contents de disposer d’un prestataire local comme FLEXOPRINT. Il est vrai qu’il est plus difficile de négocier et de parler prix avec les départements achat, mais nous commençons à maîtriser ce genre de négociations. Pour l’instant, l’emballage représente un marché de 2 milliards de Dhs avec 60% d’importation. Vous voyez que notre marge de progression est énorme.

 

 

Retrouvez l’intégralité de cet article dans la revue Conjoncture du mois d’octobre, réservée aux adhérents de la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM).

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